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 Lucy Potter ~Directrice de Poudlard~

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Lucy L. Potter
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MessageSujet: Lucy Potter ~Directrice de Poudlard~   Ven 28 Déc - 13:25

1. Puisque tu pars


Unique. Héros. Sauveur. Tels sont les qualificatifs élogieux dont le Grand-Père de Lucy a été gratifié durant toute son existence parsemée d’embûches sournoisement semées par les Forces du Mal. Sa vie se résume à un combat. Une bataille acharnée, épique et sans répit contre les Puissances de L’Ombre dont sa Mort brutale signa la fin. Tristement célèbre depuis sa plus tendre enfance, confronté au Mal à un âge ou la candeur et l’innocence auraient du le bercer au cœur d’illusions de douceur et de pureté, Sauveur du Monde Magique, Harry Potter s’était éteint. Tragédie foudroyante dans l’Univers de la Sorcellerie. Pour les rares qui se sont vus offrir à leur naissance lucidité et hardiesse, la vérité sonnait comme un glas à leurs tympans, si réelle et fatidique qu’ils ne pouvaient se résoudre à la nier ; il s’agissait d’un meurtre. C’était indéniable, indiscutable aux yeux de Lucy et du rare échantillon de population assez téméraire et résigné pour avouer que la Mort suspecte du prôneur de la paix était la preuve révélatrice du retour du Mal.

Jamais funérailles n’avaient amenées autant de Sorcières et de Sorciers dans le petit Cimetière de Godric’s Hollow. C’était là le dernier désir de Harry. Que sa sépulture repose auprès de ses Parents. Parce que son plus cher souhait de son vivant avait été de les rencontrer, parce que leur absence avait pesé sur son cœur durant toute sa rude existence d’orphelin recueilli par des bourreaux dont le mot « amour » ou « tendresse » échappait visiblement à leur vocabulaire. Sous la pluie battante et les bourrasques d‘une bise glaciale, devant les yeux embués de larmes des descendants Potter et de Ron et Hermione enlacés, supportant chacun avec courage le chagrin de l’autre, on inhuma Harry Potter.

Et c’était à Lucy, la plus jeune petite fille du défunt, qu’on confia la douloureuse tâche de prononcer un discours en son honneur. Peut-être parce qu’il l’avait éduquée, qu’elle l’avait toujours idolâtré et qu’elle connaissait, tout comme son aïeul, la souffrance d’une enfance brisée par la perte de Parents, la douleur d’une insouciance déchue, d’une candeur trop vite révolue. C’est brave dans l’abysse de sa mélancolie, la tête haute et le maintien droit qu’elle prit la parole, rompant la symphonie du silence qui régnait dans la foule, douloureuse et respectueuse ;


- Je ne vais pas vous décrire mon état d’esprit, puisque, pour le savoir, il vous suffit de lever le regard vers les cieux d’acier qui pleurent des torrents de larmes. Ils reflètent à la perfection la douleur qui poignarde mon cœur et lacère mon âme affligée par la perte de l’être qui m’étais le plus précieux. Mais la colère s’ajoute à mon chagrin porté à son paroxysme. La colère, oui. Si vous êtes ici, c’est que vous connaissez tous l’histoire d’Harry Potter, le mythe vivant. Vous n’êtes donc pas sans savoir qu’il a vaillamment, durant son adolescence, affronté plusieurs fois Lord Voldemort, jadis le plus Puissant Mage Noir de tous les temps. Il voulait imposer son règne infernal sur le Monde Magique, répandre le Mal autour de lui et massacrer toux ceux qui auraient l’audace de se retourner contre lui. Mais grâce à Harry, nous sommes tous vivants et écoulons nos jours dans une ambiance paisible et sereine. Je m’offusque cependant de l’ingratitude de ceux qui, par une minable lâcheté, préfèrent s’assurer que leur Sauveur est mort naturellement, alors qu’ils sont persuadés du contraire.

La gêne était palpable dans la Foule silencieuse qui retenait son souffle, attendant avec une certaine appréhension la suite des dires de la sincère et impulsive Lucy Potter. Avant de continuer, la triste et écoeurée Brune jeta un œil à ses proches. Le regard de son oncle, de sa tante et de ses cousin(es) prouvait leur total accord avec le point de vue et la stupéfiante franchise de la jeune fille. Les signes de tête approbateur de Ron et d’Hermione l’incitèrent à continuer sur sa lancée ;

- Harry Potter était la bonté incarnée, la modestie dans son état le plus pur, le courage dans toute sa splendeur. Toute sa vie, il l’a sacrifiée au service du Bien, afin que vous, égoïstes personnes qui refusent de découvrir le vrai motif de sa Mort, puissiez vivre en paix, loin des redoutables et infernales Forces du Mal. C’était un Héros, alors, je vous en conjures, ne salissez pas sa mémoire, et admettez que sa Mort fut son dernier combat, et non pas un stupide accident, pas lui, pas comme ça. Il est mort au champ de bataille, comme tout valeureux Guerrier. Souvenez vous de Harry Potter, car grâce à lui, vous vivez, lui n’a plus cette chance.

A peine eut-elle achevé sa tirade que les rangs de devant, que formaient les amis et la famille de Harry, la remerciait en applaudissements nourris, les larmes d’une émotion mal contenue leur brouillant la vue. Un faible sourire d’un homme à la chevelure immaculée, au visage rond et bienveillant strié de rides lui réchauffa le cœur. Neville Londubat est resté un des plus proches amis de son Grand-Père, et aimait d’ailleurs beaucoup Lucy, lui répétant sans cesse qu’elle avait la puissance et le courage nécessaire pour succéder à L’Élu. Aucun compliment ne pouvait donner autant de plaisir à la plus jeune des Potter qui était littéralement fanatique de son Aïeul et le resterait, à titre posthume...


Dernière édition par le Dim 30 Déc - 18:00, édité 2 fois
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Lucy L. Potter
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MessageSujet: Re: Lucy Potter ~Directrice de Poudlard~   Ven 28 Déc - 19:54

2. La plus jeune descendante des Potter


Lorsque, quatre mois auparavant, Neville, vieux, las, fatigué, ne souhaitant à présent que jouir d’une retraite bien méritée lui proposa ce dont elle avait toujours rêvé, elle refusa d’abord catégoriquement. Pas question de diriger Poudlard et d’abandonner Grand-Père, même si c’était son seul projet d’avenir et qu’une telle aubaine tenait du miracle.

Pourquoi donc avait-elle accepté, malgré les réticences qu’elle avait à quitter Harry, celui avec qui elle avait grandi et dont elle n’avait pas pu se résigner à quitter, même passé le stade de l’âge adulte ? Parce qu’il le souhaitait, ardemment. Lorsqu’elle lui avait apprit la nouvelle, Lucy avait pu voir, pour la première fois depuis la mort de ses parents, une flamme de joie étinceler dans les yeux de son Grand-Père. Ce fut cette flamme qui la décida. Un évènement capable de raviver la braise éteinte dans les iris émeraudes de Harry était un véritable cadeau du Ciel, à saisir au plus vite.

L’Élu s’extasiait de voir sa descendance, cette petite femme aux traits bienveillants mais dissimulant une puissance redoutable à la tête de Poudlard. Malgré sa trentaine de printemps passée -trente deux pour être précise-, son visage avait gardé un aspect enfantin qui rendait sa frimousse à croquer, encadrée d’une cascade d’ébène légèrement sauvageonne qui avait pour effet d’accroître sensiblement la juvénilité de ses traits. Cette superbe chevelure était sa fierté. Certes, elle était épaisse, douce et soyeuse comme la plus divine des textures, certes elle avait la teinte de l’ébène a l’état brut et ses ondulations naturelles retombaient peut-être avec grâce sur ses épaules, mais tout ça n’était que superficiel. La principale raison pour laquelle elle y accordait tant de valeur et d’entretien, c’est qu’elle était un vestige de son Père, qui l’avait lui-même directement acquit de Harry.

Lucy était belle à sa façon. Loin des gravures de mode, son petit air farouche et son visage d’albâtre parsemé de quelques tâches de rousseur lui donnait un charme tout particulier. Elle apprenait à aimer et considérait comme un atout chaque attrait physique hérité d’un de ses aïeuls. Que ce soit les deux fragments d’émeraudes reçus en guise de regard ou encore le nez droit et aquilin de sa mère. Chacune de ses parties de son visage était des cadeaux précieux de la part de ses ascendants, qu’il serait sacrilège de renier.

L’aube de sa Première Année à Poudlard fut littéralement cauchemardesque. Le calme paisible du petit village endormi sous un Ciel noir d’encre, bercé par une poignée d’étoiles luminescentes qui éclairaient la petite vallée surplombant les maisons de faibles halos blafards fut transpercé de cris stridents, de larmes amères et de protestations cinglantes. Pas de peur, aucune once de panique n’était la cause de réactions aussi violentes de la part de la jeune adolescente. Il était tout simplement inconcevable, inhumain qu’on l’arrache à son « Papy Ryry » pour des choses aussi futiles que les Études. Oui, les Études, avant d’avoir découvert la magnificence et la magie de Poudlard, elle n’y portait pas grand intérêt. Pourquoi ? Parce que la carrière la plus célèbre et admirée du Monde, celle de Harry Potter, n’avait pas été engendrée par de brillantes notes. Les valeurs essentielles, le courage, la loyauté, l’amitié, l’amour ne s’apprenaient pas dans les pages jaunies des ouvrages ancestraux et ne dépendaient pas du nombre de BUSE obtenus aux examens.

L’au revoir sur le Quai n° 9 ¾ fut assez poignant. Une étreinte, de nouvelles larmes, silencieuses cette fois-ci, accompagnèrent cette déchirante séparation. Lucy se dirigea vers le splendide Poudlard Express, sans même se retourner, par peur de manquer de force. Le périple jusqu’à sa future école fut bien morne. Se sentant dévisagée par tous les élèves qu’elle croisait, la Brune préféra s’isoler dans le dernier compartiment, en queue de train. Les rideaux tirés, la petite pièce plongée dans la Pénombre, la descendante des Potter comprit soudain la gêne d’être observée avec insistance, l’embarras d’être sans arrêt montrée du doigt, le malaise d’être célèbre contre son gré. Son admiration pour son Grand-Père n’en fut que renforcée. Lui qui a du tant de fois, durant son adolescence, affronter les regards hostiles de ceux qui se braquaient contre la vérité qu’il clamait avec force. Quel supplice cela a du être, se sentir rejeté, abandonné de tous et sa battre seul, désespérément seul contre une Force nombreuse et bien plus puissante que soi.

A peine l’antique et rapiécé Choixpeau effleura la tête de Lucy qu’elle fut admise à Gryffondor, sous les ferventes acclamations de la Table des Rouges et Ors et les quolibets des Serpentard. Ah, ceux là ! Méprisables, vils, stupides, abjects, et j’en passe. Rien à faire, cette engeance ne suscitait que dégoût et révulsion chez une Lucy haineuse désormais de tout ce qui portait du Vert et Argent et était symbolisé par un Serpent. Son septennat à Poudlard se déroula merveilleusement bien, sans incident notable, excepté peut-être l’habituel venin que crachait ces vipères, qui glissait sur la jeune Potter sans toutefois parvenir à l’atteindre. Ils étaient bien trop lassants et répétitifs et si, au début, elle en fut légèrement affectée, elle ne tarda pas à riposter à coups de sarcasmes ironiques ou tout simplement à la Baguette. Étant d’une lâcheté stupéfiante, certains évitèrent de provoquer la lunatique Lucy, dont l’esprit pouvait passer d’une calme sérénité à un volcan en ébullition en l’espace de quelques secondes.

La Brune savait pourtant se montrer gentille, affectueuse et douce envers ses amis qu’elle jugeait digne de confiance. Sa sensibilité exacerbée était le cruel rappel qu’elle était humaine, non invincible et que, lorsque l’on insultait ses défunts parents, par exemple, dans le simple but de la faire sortir de ses gonds, la pauvre paraissait comme frappée par un stoïcisme et un mutisme foudroyant qui l’empêchait de répliquer ou d’attaquer durant un très bref instant. Car oui, cette infecte vermine jouait beaucoup sur la mort prématurée d’Albus et Lindsey Potter pour affaiblir les défenses morales de Lucy.

Ces deux brillants Sorciers étaient chercheurs. Sillonnant la surface du globe les trois quarts de l’année, la fillette était déjà très souvent confiée à ses Grand-Parents Harry et Ginny, du vivant de ses parents. Et puis un jour, à l’aube des six ans de la fillette, son oncle et sa tante transplanèrent en plein milieu du Salon, ou Harry apprenait à Lucy à jouer à la Bataille Explosive, et qui s’amusait follement des explosions imprévues qui retentissaient, écroulant le frêle Château de Cartes, sous l’œil amusé de Ginny. Le visage de Lily était baigné de larmes, ses yeux étaient rouges et gonflés, tandis que le faciès de James montrait une douleur terrifiante, une tristesse des traits affolante.

Ressentant avec panique la détresse des adultes, les petites mains de la brunette vinrent s’agripper dans une quête de réconfort au bras de Harry qui tourna son regard encerclé de lunettes rondes vers sa petite fille, esquissant un sourire crispé. Tout en lui déposant un baiser léger sur le front, il lui demanda de rester bien sage, pendant que lui et Ginny allaient parler de « choses de grands » avec Tonton et Tata. Lucy obéit docilement à son Grand-Père et ne tenta même pas d’aller discrètement écouter derrière la porte. Après un temps qui parut une éternité à la fillette, la poignée s’ouvrit et la petite reconnut Harry grâce aux cheveux grisonnants qui passèrent l’embrasure de la porte. Mais, pour la première fois, la vision de son aïeul l’horrifia, l’indigna même. Des poches rouges marbraient ses yeux et une larme terminait son périple sur sa joue. De quel droit faisait on pleurer son Grand-Père ? Accourant vers lui, elle sauta à son cou.


- Papy Ryry, pourquoi tu pleures ?

Harry soupira longuement avant de répondre, implorant Merlin de lui donner à cet instant le courage de Godric Gryffondor lui-même et lui dévoila la vérité, sachant qu’elle serait bien pire, d’une douleur intolérable si il la faisait ainsi languir.

- Écoutes mon ange…Papa et Maman, ils ne reviendront plus…

Évanouissement. Le néant. Alternant crises de folie, pertes de connaissance et vomissements, l’orpheline passa un mois complet d’une douleur à la limite du soutenable claustrée dans une chambre aux murs blancs de l’Hôpital Sainte Mangouste. Sans les visites de ses Grands-parents, ses Oncles et Ses Cousins et Cousines, la fillette n’aurait certainement pas survécu à ce choc émotionnel, à cette souffrance au delà des pleurs, au-delà de l’entendement, de la raison, de toutes les forces et toutes les lois, au-delà de tout…Si elle eut la chance de s’extirper de ce sanctuaire empli des pires instants de son existence qu’était Sainte Mangouste, sa Grand-Mère n’eut pas cette chance. La malheureuse Ginny, effondré de chagrin, ne s’étant jamais remise de la perte de son fils, sombra dans l’abysse d’une folie irréversible, condamnée à passer le reste de sa vie dans un Hôpital.

Maintenant la Mort de Harry, c’en était trop. Lucy avait l’impression que la Vie faisait tout pour tenter de l’abattre, de faire sombrer à tout jamais la plus jeune descendante des Potter…
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Lucy L. Potter
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MessageSujet: Re: Lucy Potter ~Directrice de Poudlard~   Sam 29 Déc - 18:10

3. La Vie sans Toi


Extrait du journal intime de Lucy,

Cher Journal,

La vie sans Papy Ryry est encore plus dure que je l’avais imaginée. En réalité, je n’avais jamais osé concevoir la vie sans lui. Mon existence est fade, vide, dénuée de tout sens. Comment parviendrais-je à combler le vide vertigineux, le gouffre immense qu’a creusé son absence ? Si tu savais comme il me manque. J’ai l’impression qu’il m’a laissée tomber. Tu sais, à la mort de Papa et Maman, il m’avait fait la promesse qu’il ne m’abandonnerait jamais. Il me l’avait juré, et maintenant il n’est plus là. Je suis seule à présent, pauvre âme solitaire victime du destin qui semble se délecter du malsain plaisir de m’arracher une à une les personnes qui me tiennent à cœur. Mais Papy, ça a été le coup de grâce, la fatalité qui m’a définitivement anéantie, inexorablement poussée vers les profondeurs de la déchéance. Comment m’en relever ? En aurais-je la force ? Je l’ignore.

Une seule et unique chose me maintient en vie aujourd’hui. Je veux découvrir le fautif. C’est pour moi vital. Vital comme le liquide grenat qui coule dans mes veines, comme l’oxygène dans mes poumons, comme les pulsions de mon cœur contre ma cage thoracique. Car celui qui a osé faire un tel crime, ôter la vie au Grand Bienfaiteur de l’Humanité Sorcière ne peut être qu’un envoyé de Lucifer lui-même, le Mal dans sa plus totale noirceur. Je ne vis à présent que pour la vengeance de Papy, et je jure, je jure sur sa tombe je que renverrai aux Enfers l’engeance démoniaque qui l’a envoyé si loin d’ici, si loin de moi.

J’en rêve souvent la nuit. J’ai l’assassin en face de moi. Et si tu savais, si tu voyais ce que je lui faisais ! Je lui fait subir les plus sadiques atrocités. Sadique. Oui. Car lorsque j’y pense, je n’arrive pas à avoir honte d’avoir envie de faire du mal, de torturer dans le but même d’apporter à ma victime une souffrance inhumaine, une douleur telle qu’il m’implorerais de l’achever, de le tuer afin que le calvaire en finisse à tout jamais. J’y prend même du plaisir rien qu’en y songeant. Je sais, c’est affreux, mais c’est humain. L’humain n’est pas d’une pureté angélique, et chaque être dissimule une partie sombre, plus ou moins développée, et une telle injustice fait ressortir ma soif de vengeance que j’ai maintenant un besoin ardent d’abreuver.

Tu sais je hais l’injustice plus que tout au Monde. Je la méprise, je la vomis, je l’exècre. Et faire du mal à Harry qui avait jadis vécu tant de tourments fut la chose la plus injuste et abjecte que j’ai eu la malchance de vivre. Moi qui avais pensé que, maintenant que le Bien régnait en Maître, jamais personne n’oserait tenter quelque chose contre leur Sauveur. Quelle sottise, quelle naïveté déconcertante ! J’ai été si stupide. Pourquoi l’ai-je délaissé pour Poudlard ? Il avait besoin de moi, ce ne serait jamais arrivé si j’avais été avec lui pour le protéger. C’est ma faute.

Je le vois dans mes songes parfois. Il apparaît, glacial, une lueur de reproche traverse l’émeraude de ses yeux. Jamais il ne m’avais regardé ainsi de son vivant. Et c’est ce regard vois-tu, ce regard qui me blâmait, sans colère, brillant simplement d’une pointe de tristesse et de déception, qui m’horrifiait le plus. Je sentais ma gorge se rétracter jusqu’à étouffer, je sentais mon cœur se déchirer en lambeaux quand mon réveil soudain me ramenait à la réalité. Je tremblais, j’avais peur, j’avais froid, et j’étais seule. Désespérément seule. Chaque fois que l’on m’arrachait à mes rêves, j’avais l’impression que Papy me quittait une nouvelle fois, et ça c’était pire que tout, si bien que la simple idée de m’endormir partageait mon esprit entre effroi et enchantement. L’idée merveilleuse de revoir Papy l’espace d’un instant, et la peur d’affronter la déchirante séparation. Cruel Dilemme.

Alors je n’en dors plus. Le sommeil m’apporte un tel tourment que, depuis la Mort de Papy, Morphée semble ne plus vouloir de moi au cœur de son Royaume des songes. Alors la nuit, je me morfond, j’écris ou je plonge dans une léthargie de plusieurs heures qui ne m’accorde en rien le repos ni la sérénité dont j’ai besoin. J’ai d’immenses cernes noires sous les yeux, j’ai le teint cadavérique et j’ai maigri. Si j’ai perdu le sommeil, j’ai également perdu l’appétit. Rien que la vue de victuailles suffit à serrer la gorge des attristés et des endeuillés, c’est un phénomène notoire qui a également fait effet sur mon organisme. Je ne suis pas présentable et je le sais. Mais je me tiens droite, haute et fière. Je ne veux pas voir de la compassion et de la pitié dans les yeux des gens. Alors je tente de faire mes cours et de vivre mon quotidien en faisant en sorte que tout va bien, même si, à l’intérieur, c’est un ravage indéfinissable.

Mais ce qui m’outrage le plus, vois-tu, c’est que la population refuse de croire en son meurtre. Ils s’obstinent, se laissent endoctrinés par l’opinion du Ministère qui conclut à une Mort naturelle. Mais, 97 ans, est-ce un âge pour mourir naturellement, pour un Sorcier ? Mais ce qui a forgé ma certitude, ce qui a fondé mon hypothèse, ce sont les traits de Papy lorsque je l’ai vu, inerte, sans vie. J’étais à Poudlard lorsque j’ai appris la nouvelle. J’ai transplané directement. Et, le voyant ainsi, ses lunettes brisées, le visage figé, gardant les traces d’une détermination et d’un courage qui, jusqu’à la fin n’ont jamais failli, même si, au fond de ses prunelles, une infime parcelle de résignation était ancrée. Comme si, avant de s’éteindre, il avait déjà accepté sa Mort, comme si, avant la toute fin du Combat, il se savait déjà perdu, parce qu’il était lucide, il était vieux et que son adversaire était certainement jeune, plus nombreux et possédant quelque chose, une arme d’effroyablement redoutable. C’est cette lueur incrustée dans ses prunelles qui m’a fait comprendre qu’il est Mort au champ d’honneur, et je ferai tout pour faire entendre raison au Monde Sorcier, qui doit tout à leur Héros, Harry Potter…
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Lucy L. Potter
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MessageSujet: Re: Lucy Potter ~Directrice de Poudlard~   Sam 29 Déc - 18:17

4. Hors-Jeu


Prénom : Elodie
Petit surnom? : /
Âge : 17 ans
Depuis quand faites-vous du RP? :Oulaaaah, on va dire aux alentours de deux ans ^^
Comment avez-vous connu le forum? :Je suis une des Fondatrices
Que pensez-vous du design? :
Sobre et simple comme je les aime, magnifique quoi I love you
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