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Le bien règne en maître sur le monde magique... Mais pour combien de temps encore?
 
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 L'Esprit Meurtrier.

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Will Edwards
5ème année Gryffondor
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MessageSujet: L'Esprit Meurtrier.   Jeu 1 Mai - 15:04

Auteur : Moi. / Yam.

Titre : L'Esprit Meurtrier.

C'est sur ? : Voir consigne [ car à l'origine c'est une nouvelle faite pour le bahut. ]
Ça parle d'un jeune homme vivant seul, aimant le gout de la solitude, détestant les humains et éprouvant une forte sympathie pour la pluie quelques hommes lui demandent de tuer une certaine personne car il n'a pas d'attache.
Il ne le fera pas, mais un miroir changera sa vie.


Genre : Drame.

Pairing : Non.

Nombre de chapitre : Deux chapitres très courts.

Terminée ? : Oui. Œuvre terminée.
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Will Edwards
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MessageSujet: Re: L'Esprit Meurtrier.   Jeu 1 Mai - 15:05


Voici la consigne si vous êtes curieux :


* Ecrire une nouvelle fantastique (entre 3 & 4 pages) qui prendra en compte le tableau de René Magritte. Vous utilisez un narrateur à la première personne qui fait un retour en arrière. Vous emploierez les temps du passé. N’oubliez pas qu’une partie devra être consacrée à un ancrage réaliste et votre récit devra proposer une double interprétation.




Partie 1.





___________________________________________________


L'esprit Meurtrier.
~~~


J’étais seul, comme à chaque matin, en cette misérable existence, ce monde sale et ces pensées malhonnêtes. Je me fus réveillé tôt, j’avais à peine fermé l’œil la nuit d’avant, à vrai dire j’étais insomniaque et j’avais pour obsession de détester les humains, donc ainsi pour grande conséquence de me détester moi-même, car j’étais moi aussi un être humain, imparfait, trop imparfait.
J’étais un homme qui avait la vingtaine d’années, pas de parents, pas d’amis, donc pas d’attaches. J’étais libre et serein, mais très solitaire.


- Tu as fais ce que nous t’avions demandé de faire ?...

Je ne répondis pas, essayant de gagner du temps, pour me sortir de cette embrouille si cela était encore possible.


- C’est la dernière fois, tu as toute la journée pour le faire, c’est le dernier délai. Ou sinon …

Ces dernières paroles furent amères et sèches, c’est là que je confirmait ce que je pensais : la race humaine était une cause perdue, vouait à sa propre destruction. Nous nous mangerons tous, soit par faim, plaisir ou tout simplement pour ne pas être mangé. C’était ma théorie secrète.
Ils s’en allèrent comme ils étaient venus, l’espace de quelques secondes suffit pour qu’il n’y en ait plus aucunes traces. Et moi j’étais là, mal en point sur le sol sale et humide, une grosse bosse sur le front, je m’en étais bien sorti tout de même.

Mais dérouté, je m’en allai vers le bar le plus proche et aussi le plus connu, c’était la première fois que je m’y rendais, histoire de me saouler un bon coup, au moins une fois dans ma vie. Pour savoir ce que ça faisait.


- Une bouteille de rhum.


Surpris, le barman me servis, doutant peut-être d’être payé en retour. Je le payai, sans lui adresser d’autres paroles. Je me retirai alors dans un coin du bar, isolé et sombre, un coin qui me plaisait bien quoi. Je bus alors, presque d’une traite jusqu’à être complètement saoul, j’essayais alors de me redresser, non sans peine. Titubant, trébuchant et manquant à maintes reprises de tomber je me rendis vers les toilettes des hommes. Je poussais la porte devant moi et tournant à ma droite vers un splendide miroir, en face du mur. J’aperçus un paquet de cigarettes posé sur le petit meuble discret contre le mur. Et c’est alors que je remarquais soudainement cette vision cauchemardesque, au début j’eus cru que c’était l’effet de l’alcool et l’emprise qu’elle avait sur moi qui m’avait provoqué cette vision si étrange, mais non, non.
J’étais face au miroir et pourtant c’était comme si j’étais de dos, car dans le miroir, j’étais représenté de cette façon. Je touchais le miroir, comme pour vérifier qu’il existait vraiment. Je le sentais, froid aux bouts de mes doigts, seulement, j’étais toujours représenté de dos, mes mouvements représentés sur la glace comme par les yeux d’une personne, derrière moi. Invisible. Je restai immobile quelques minutes encore, vu de dos j’avais l’air imperturbable et impassible, mais en réalité de face j’étais pétrifié, comment cela était-ce possible ? Je n’en savais rien.

J’entendis perceptiblement quelqu’un rentrait, en me retournant je vis un vieil homme, la cinquantaine, cheveux blancs et lunettes rondes posées habilement sur le nez. Il me fixait bizarrement puis se rendit près du miroir pour prendre le savon et se lavait les mains, je le surpris en train de se regarder dans le miroir, je guettai sa réaction. Mais le problème fut qu’il n’y en eut aucune, il me fixait un moment puis fini par me demander :


- Vous allez bien monsieur ? Vous êtes tout pâle.


Oui, j’étais encore sous le choc, je lui répondis d’un ton faussement aimable, sans avoir l’air de rien :

- Oui je vais bien, j’ai peut-être juste bu un verre de trop, ça passera.

Acquiescant de la tête il s’en allait. J’étais de nouveau seul avec mes pensées, la scène qui s’était produite prouvait qu’il n’avait rien remarqué et supposait donc presque que j’étais le seul à pouvoir me voir ainsi dans le miroir.
J’eus alors une pensée pour ces trois hommes de tout à l’heure, qui m’avaient choisis (sans me demander mon avis bien entendu) pour éliminer par mes moyens une certaine personne fréquentant le bar, ils ne m’avaient pas donnés leurs raisons, mais sûrement pensaient-ils que je n’avais pas à en recevoir d’eux.
Ils n’avaient qu’à le faire eux-mêmes, mais j’avais déjà compris qu’ils ne pouvaient nullement s’approcher de la dite personne, sans quoi la tâche serait déjà faite ou du moins tentée. Oui, c’était seulement à cet instant que j’eus compris pourquoi ils m’avaient choisi moi, le plus insociable et discret de tous les habitants de la ville sans doute. Ils n’étaient donc pas si ignares.

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MessageSujet: Re: L'Esprit Meurtrier.   Jeu 1 Mai - 15:05


Partie 2.



___________________________________________________



Mais je ne le ferai pas, je n’ai pas plus peur de la mort que de devenir un humain à part entière, c’est-à-dire mentalement, influencé par ces écervelés.

Je stoppai là mes pensées, essayant d’entendre un murmure, quasi-inaudible. Je m’approchais et posai naïvement l’oreille contre le miroir, comme s’il pouvait me parler. Mes yeux s’arrondirent, j’eus la vague impression de devenir encore plus pâle et plus mal en point qu’il y a peu de temps.


- Tuer. Tuer. Tuer. Tues-les, tous. Sang, dévastation ou flammes. Tous les moyens sont bons. Haïs l’homme jusqu’à ta mort, tu ne dois pas croire en l’humanité, qui est une cause perdue.

Une rage intérieur montait en moi, venue de nulle part, ces paroles que j’entendais n’étaient pour moi que le fruit de mon subconscient, j’avais bien vu le miroir et sa particularité, je l’avais cru. Mais je ne pouvais croire qu’un miroir puisse parler, que ce soit par murmures, au fond de mon âme ou de celle de n’importe qui d’autre. Alors, je m’en allai, je n’ai jamais eu aussi peur qu’en ce jour, jamais. Ou peut-être les jours qui suivirent, je n’en savais rien. Et pourtant, je me sentais étrangement bien, mieux que jamais auparavant, du sang plus chaud que jamais semblait coulé en mes veines.

Le lendemain arrivait, je savais que c’était le jour où ces trois hommes en voudraient à ma peau et cette fois-ci ce serait pour de bon. Je ne serais pas sorti s’il n’avait pas plu … mais je ne pouvais pas changer mes habitudes pour trois inconnus sortis de nulle part, ils ne valaient rien pour moi, comme tous ces êtres humains.

Je me préparais, face à mon propre miroir. Voir mon visage sur celui-ci me détendit, ce n’était pas comme la veille, mais j’essayais de ne plus y penser, car ce jour serait peut-être le dernier. Un jour de pluie, un jour merveilleux.
Jetant un dernier regard vers mon miroir je remarquai la bosse de la veille que m’avait offert un des hommes armés. Et c’est là, que j’eus cette vision, la même que la veille, sauf qu’il n’y avait plus ce paquet de cigarettes ni les mêmes habits que je portais sur le reflet. J’étais de nouveau représenté de dos sur le reflet du miroir, j’avais les mains moites … Irrité je tambourinai mon miroir de coups de poings, avais-je pris inconsciemment des substances hallucinogènes la veille ? Si même était-ce le cas, je pensai que les effets se seraient dissipés, alors quoi ?... j’étais fou allié ? Être misanthrope et différent ne signifiait pas forcément être dingue. Non, je refusais de me considérer moi-même comme un fou.

Je n’en vins qu’à une conclusion, ce que je voyais était réel. Ce que j’entendais également.

- Approches, viens à moi, laisses-toi te faire guider, laisse-nous réaliser tous tes projets inconscients ! Laisses-nous t’illuminer de notre lumière, de notre vérité. Tu n’en serais que plus fort. Tu es un humain unique et un surhomme. Touches notre surface et tu ne le regretteras jamais. Touches notre surface … la surface du miroir.

La tentation était trop forte, pour une fois dans ma vie quelqu’un reconnaissait mes qualités, me comprenait. Alors soit, toucher de mes doigts une seconde et dernière fois la surface du miroir ne me coûterait rien … Ainsi je le fis donc. Tête baissée il me semblait m’avancer dans ma demeure et sortir sans avoir même mis ma veste, les sens de mon corps étaient bien plus élevés qu’à la normale, pourtant je me sentais si faible intérieurement … et si fort extérieurement. Une sensation étrange et complexe, en somme. En fait, je me sentais quitter mon corps, comme une douce et lente mort. Mais ce n’était simplement que le sommeil de mon âme, dans mon propre corps qui lui était en hyperactivité.

Oui ce corps avait fais des ravages, je ne voyais rien, j’entendais seulement des cris d’hommes et de femmes désespérés. Des bruits de lames qui s’entrechoquaient, des balles qui fusaient et toujours ces cris perçants … si perçants que je sentais que mes tympans allaient explosés. Si j’avais été maître de ce corps à ce moment-là, tout aurait été si différent … si morne, mais moins malsain, comme à l’habitude. Et puis, il y aurait eut moins de pertes inutiles.

Peu à peu je reprenais mes esprits, voyant par mes yeux grands ouverts ce qui s’était produit. Devant moi s’étendaient des cadavres d’hommes (dont les trois hommes armés qui voulaient me tuer), le sol était jonché de leur sang et de la pluie. Je voyais de là des femmes qui m’observaient avec une grande crainte visible de ma personne. Je regardais mes mains, pleines de sang. Ma main droite tenait fermement une dague elle aussi ensanglantée et mes vêtements étaient parsemés de cette couleur rougeâtre insaisissable, dans l’autre main un revolver que je lâchais aussitôt. Tout s’effondrait autour de moi qui me croyait supérieur à l’humain, je me disais que j’avais fais bien pire. Car c’était la triste réalité.

Mais non, non ce n’était pas moi. Je n’aurais jamais fais ça, j’étais quelqu’un d’intelligent et de censé, je ne peux pas avoir eu recours à la violence et puis … je ne me rappelais de rien. De rien du tout.

Seulement de cette voix.

Dans ma tête, qui semblait à ce moment-là dominée mon corps, en être le maître à part entière. Oui, le miroir … tout était la faute du miroir, ce dernier contenait peut-être un ou des esprits maléfiques pouvant se transporter de miroirs en miroirs, de reflets en reflets, qu’en savais-je ? J’entendis alors les sirènes de police non loin de la rue où le massacre avait eu lieu, ils n’avaient pas tardés. Je courus chez moi lâchant ma dague au sol, la pluie fit disparaître le sang sur mes mains pendant ma course effrénée.


- Il est parti par là !

Entendais-je, c’était une voix de femme qui criait aux policiers où je m’en étais allé. Bien, je ne pouvais pas fuir, du moins pas en cet instant, alors il me fallait faire l’essentiel … pour me venger de cet esprit. Une fois rentré chez moi je pris le plus gros marteau que j’avais en possession (c’était d’ailleurs le seul que j’avais en possession) et je me dirigeais vers le miroir et frappais plusieurs coups contre celui-ci de toutes mes forces. Alors, après des dizaines de coups plusieurs morceaux inégaux de verres tombèrent, le vacarme était-elle qu’on eut vite fait de taper chez moi, mais je n’y prêtai pas attention. Cette voix dans ma tête finit par s’éteindre, j’eus juste comme dernières paroles distinctes dans mon cerveau :

- Je te guetterais, sois-en certain. Jusqu’à ta mort, et plus loin encore si je le peux …

Peu m’importait, je serai tranquille pour un bon bout de temps, même si mon avenir s’annonçait ne plus être fait de pluies. Car le lendemain, je fus arrêté. Après maintes et maintes réflexions, les personnes dites de hauts grades décidèrent de me mettre dans un hôpital psychiatrique avec pour motifs schizophrénie et hallucinations. Concernant la sentence, je n’avais demandé aucun avocat (je n’approuvais pas que quelqu’un d’autre que moi puisse me défendre), racontant à tout le jury et au juge cette histoire de miroir et de son esprit qui s’y logeait. Ils me prirent pour un malade mental à vie, il aurait été plus juste que j’aille en prison je l’avoue, juste pour les autres, mais non pour moi. (Car c’était bien mon corps qui avait tué, mais non mon âme.) J’étais sous haute surveillance, étant l’un des malades les plus surveillés, car je n’avais pas été loin de finir en prison pour perpétuité.

Au bout d’un an et demi je profitai d’une erreur des infirmières et des différents docteurs pour m’enfuir, je trompai les agents de sécurité à l’extérieur et le temps qu’ils se rendent seulement compte que je n’étais plus là et que je les avaient roulés je me disais que je serais déjà loin, très loin. Je ne savais pas où ni comment.

Jusqu’à il y a quelques jours.

J’ai vogué sur un petit bateau en pleine mer et je m’en suis allé. Ici il pleut moins souvent qu’avant ce qui me fait encore plus apprécié la pluie rare et désirée, ici il n’y a pas de miroir, cet esprit ne me retrouvera jamais (à moins que je ne le remarque dans le reflet de l’eau), ici je ne tarderais pas à mourir dignement. Vaste île tropicale où j’ai très peu de chances de survivre, mais ce qui est sur c’est que je ne haïrais plus jamais l’humain, jamais autant que les miroirs, si traîtres et infidèles.

J’ai retenu la leçon à jamais, les humains ne sont pas si mauvais. Du moins, pas tous.


Fin.
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