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Le bien règne en maître sur le monde magique... Mais pour combien de temps encore?
 
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 A la chaleur de nos retrouvailles [Léo]

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Joshua B. Sawyer
6ème année à Gryffondor
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MessageSujet: A la chaleur de nos retrouvailles [Léo]   Ven 4 Jan - 0:21

On a souvent entendu dire que les sourires étaient les meilleurs trompe l’œil du monde, effectivement cacher une âme esseulée derrière un sourire était une chose possible à chacun, un chose dont certains abusaient, mais il y avait des sourires qui ne trompaient pas, ceux que les personnes donnaient gracieusement en signe de joie, les vrais sourires francs, ceux dont on ne pouvait douter de la véracité.

C’est le sourire au lèvre que l’on retrouve Joshua, installait devant un carnet couvert d’encre, il écrit, des mots doux, des mots plus durs, des mots tout simplement, à qui ? Peut-être à personne, cependant il fallait s’imaginer que derrière le carnet il y avait une personne bienveillante qui lisait, qui buvait même, ses écrits. La plume glissait avec ardeur sur la feuille qui, quelques secondes auparavant, était immaculée. Ce jour là, le sujet de narration était le sourire. Il s’amusait à analyser les sourires que portaient ses camarades tour à tour, hypocrite, amusé, crispé, c’est en analysant les sourires qu’on découvre qui est la personne à qui on fait face.


La salle est bondée de monde, si tu voyais, je ne me rappelle pas avoir vu autant d’excitation chez les élèves à la veille de la reprise des classes. C’est un peu comme s’ils fêtaient le fait de revoir des professeurs tyranniques.

Tiens, Richard, tu vois, lui, c’est un hypocrite, il fait semblant de s’amuser des blagues de son camarade, mais il fait ça seulement parce qu’il n’a pas d’autre ami aussi populaire, j’espère bien que cette année il va se faire lâcher par son « ami ». Franchement, ce gars c’est un déchet, je veux pas être méchant, mais il est tellement pitoyable que je serai presque prêt à le plaindre s’il ne m’avait pas frappé l’an dernier.

Son voisin, c’est Théo, lui aussi c’est un cas social, il n’est pas méchant mais il a réussi à tirer un coup ou deux et il se croit déjà étalon. Enfin bon, lui c’est presque pire il rit de ses propres blagues sans se rendre compte que son entourage est hypocrite. Peut être que je devrait le lui dire…

Au fond à gauche, seul et souriant c’est Victor, lui c’est un gentil, un peu trop solitaire mais s’il sourit c’est parce qu’il s’amuse de sa lecture, ce qui en somme n’est pas plus mal, au moins si je lui demande une bonne lecture je suis sûr de m’amuser.

Mais la perle, c’est elle, Léonore, elle est drôle, jolie, intelligente et c’est ma complice mais aussi ma rivale, on a une relation assez spéciale en fait. On a toujours su s’apprécier mais on a des principes tu vois, toujours envoyer l’autre valser. En tout cas elle est très souriante, et ses sourires sont des éclats de joie, elle n’est qu’une petite perle, et si j’étais hétéro je pense que je serai amoureux.

Je te laisse, tu vois, en quatre exemples j’ai illustré quatre catégories humaines : L’hypocrite, le naïf, l’intellectuel et la bonté.

Josh.


Un bain de foule, c’est le moins que l’on puisse dire, il referma son carnet jeta un sortilège de verrouillage et mit le carnet secret dans la poche arrière de son jean. Il fallait qu’il voit son amie, il voulait la prendre dans ses bras lui souhaiter un bon début d’année, et qu’ils soient toujours aussi proches malgré leur petite rivalité rituelle.

Le plus dur quand il y a une foule ? Se frayer un chemin jusqu’à l’objet de son désir, surtout quand l’objet et une fille populaire et très active, en deux temps trois mouvements il avait fait la moitié du chemin en sa direction que déjà il devait refaire sa trajectoire. En effet Léo bougeait très rapidement passant de garçons en garçons, de copines en copines, elle déposait sur chacun sa dose de bienveillance. Il se rendit compte après une demie seconde qu’il se trouvait à côté de Victor, et que malgré tout il pouvait le saluer.


« Salut, comment vas-tu ? Je peux te demander un conseil pour ma prochaine lecture ?
-Assurément, je te conseille ce livre. »

Avant qu’il n’ait eu le temps de demander de quel livre il s’agissait le Rouge et Or lui tendait un livre à la couverture sombre, qui semblait assez morbide. Puis il lut le titre pour s’apercevoir que ce n’était qu’un livre léger d’un auteur moldu. Il fit un merci de la tête et s’en retourna à la recherche de Léonore. Pour être original il glissa le livre dans l’autre poche arrière de son jean, ainsi il avait des fesses assez spéciales vues de dos. Mais il ne s’en préoccupait pas, il voulait juste retrouver Léo.

Entre deux garçons de septième année, il aperçut une chevelure blonde comme les blés, aussi il dut bousculer un de ses deux aînés, qu’il dévisagea et trouva plutôt agréable à regarder cependant il ne fallait pas qu’il s’égare, son but était d’arrêter Léonore avant qu’elle ne monte se coucher. Mais se coucherait-elle vraiment sans lui dire bonjour ? Espérons que non. Bientôt la silhouette blonde passa devant lui, il en saisit le bras mais le relâcha aussitôt, s’excusant déjà d’avoir arrêté une troisième année qui passait par là.

Bientôt la chevelure blonde qui lui tournait le dos discutant avec deux autres garçons, plus vieux, fut assurément celle de la jeune Jackie, il mit ses mains devant ses yeux, et dans son oreille murmura d’une voix taquine :


« Je pensais être privilégié et avoir droit à une petite visite avant tes nombreux fans. »

Il déposa un baiser dans la chevelure de la demoiselle et attendit que la demoiselle se retourne, lui collant une baffe, décrochant son plus beau sourire, le serrant dans ses bras ou encore lui lançant une petite vacherie comme il était coutume de le faire entre eux.
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Léonore Jackie Caldwell
6ème année à Gryffondor
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Côté coeur : Je le préserve, je le sauve, et j'espère le remettre dans les mains de quelqu'un suffisament fort.
Etat d'esprit : On essaie de le faire aller gaiement ...
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MessageSujet: Re: A la chaleur de nos retrouvailles [Léo]   Ven 4 Jan - 2:36




    L’effervescence de la veille marquant la reprise des cours était palpable dans toute la salle commune des Rouge et Or. Ils avaient fait très fort cette année, pensa Léo en interceptant le sourire ravi mais timide d’une première année à qui elle le rendit. Les nouveaux arrivants semblaient charmés par l’ambiance qui régnait dans la grande pièce, et les plus vieux, comme d’habitude, prenaient sur eux pour essayer de les intégrer. C’était fort convivial, et la jeune blonde se doutait déjà que dès que les quatre premières années seraient partis se coucher, il y aurait quelque coquins pour sortir des alcools, plus ou moins doux, de leurs bagages et quelques ravitaillement pour faire la fête. C’était, en fait, la partie de la soirée que Léonore attendait le plus. Jusque là, elle avait surtout rassuré un ou deux troisième années qui stressaient, un peu plus de seconde années, et la quasi-totalité des première années. Ca faisait toujours bien rigoler Léo de voir avec quelle facilité les gens venaient se confier à elle.

    **C’est peut-être quelque chose dans mon visage, mon expression. Ou alors, c’est ce qu’on appelle l’aura. C’est vrai que j’aurais bien voulu, moi aussi, qu’on s’occupe de moi quand je suis entrée en première année, peut-être qu’on sent naturellement que je vais écouter … Aucune idée. **

    C’était une des facettes de la jeune lionne, elle aimait s’occuper des autres pour prouver qu’elle savait non seulement se gérer elle-même, ce que sa mère n’avait jamais su faire, mais aussi les autres. Chaque sourire qu’elle recevait des attentions qu’elle offrait était un véritable trophée contre sa peur sourde et aveugle, sa hantise dévorante. Mais ces trésors étaient éphémères dans sa mémoire, éternels dans son cœur, elle se sentait toujours obligée, rassurée, de répéter le sourire des autres. Elle se sentait forte et vivante en aidant les autres à l’être. Cela pouvait paraître ridicule, mais ça ne l’était aux yeux de personne dans cette école, car les seuls qui étaient au courant de ce qui causait cela, respectait profondément cet état de cause à effets.

    Dans la foule, Jack’ virevoltait entre ses différentes connaissances, faisant la bise à untel, serrant tendrement unetelle et charriant un quelconque camarade. Partant d’un groupe pour en rejoindre un second, et finalement revenir au premier. En résumé, Léonore s’activait dans tous les sens pour dire bonjour à chacune de ses connaissances, et elle en avait parmi les Gryffondors. On aurait dit un papillon fou, dans un champ de fleurs, qui perdait la tête sous le choix, sous la foule de fleurs, uniques et merveilleuses. Un papillon déchaîné qui allait butiner un peu à droite, à gauche, revenait, s’en allait, et était de retour dans la seconde. La rouge et or ne savait plus du tout où donner de la tête. Toutes ses agréables connaissances étaient ici, et elle en avait salué un grand nombre et comptait bien en avoir fait le tour avant que les choses sérieuses ne commencent mais elle n’avait pas encore pu trouver ses amis les plus chers.

    Occupée de parler à deux grands gaillards de dernière année, Léonore intercepta du coin de l’œil un mouvement assez brusque en travers de la foule. Elle n’eut même pas à chercher pour reconnaître son ami, Joshua. Il discuta rapidement avec Victor, un chouette gars, mais bien trop paisible pour que la jeune et vive Léonore ne se sente à l’aise à ses côtés, avant de ranger un livre tendu par ce dernier à l’arrière de son pantalon. L’expression ‘Livre de poche’ prit tout son sens aux yeux de Léonore qui leva un sourcil, clairement sarcastique, en avisant la déformation de la … Partie arrière de son ami. Il fendait la foule de ses coudes, et la jeune femme se surpris à lui trouver une certaine ressemblance avec un taureau. Elle esquissa un sourire, et retourna son attention vers ses deux compagnons, reprenant sa conversation d’un air doux et enjoué. Dans sa conversation avec les deux jeunes hommes – qui traitaient de manière assez éloquente des deux pestes : Malefoy et Lestrange – Jack’ ne pu s’empêcher de jeter un nouveau coup d’œil à Joshua, pour voir où il était. Elle ne se l’avouerait pas, mais elle espérait bien qu’il vienne la saluer, bien qu’elle ne le ferait pas tout de suite. Les quelques secondes où elle l’observa, elle le vit attraper le poignet d’une jeune fille, avec des cheveux d’un blond à faire pâlir de jalousie les plus grandes greluches de la terre entière, puis se répandre en excuse. Il n’en fallut pas moins pour que Léonore ne sourisse avec un mélange assez homogène de taquinerie et de moquerie. Alors comme ça il la cherchait … Personne chez les Gryffondor n’avait une chevelure semblable, excepté Léo. Le volume des cheveux donnait des allures de crinières et leurs ondulations ou boucles les rendaient encore plus fougueux, d’autant plus que leur couleur rappelait les vacances au soleil et la gaieté. A vrai dire, miss Caldwell soupçonnait même la gamine de troisième année de l’avoir copiée, car elle était persuadée que cette fille était brune l’an dernier !


    Elle se détourna à regret du joyeux spectacle, ou plutôt de la comédie entière, que représentait son ami, et se força à se concentrer à nouveau sur ses deux comparses afin de pouvoir répondre quelque chose d’intelligent, au moment adéquat – si possible. Ils sortaient des choses complètement folles à propos des présumés attentas qu’aurait commis Sélénia, cette garce, et d’un ou deux gamins plus un adulte que Luke aurait envoyés à l’hôpital psychiatrique. Léonore écarquilla les yeux, prête à défendre l’hypothèse que les deux bitch n’étaient pas aussi frappées que ça, mais elle fut coupée dans son élan de générosité héroïque par deux mains tièdes, qui se posèrent avec douceur sur ses yeux. Le monde, colorés et animés, ne se résuma alors plus qu’à des bruits de rire, d’éclats de voix et d’hurlements indistincts dans un noir tacheté de couleurs explosives. Elle n’avait plus conscience de la salle commune que par son ouïe, et de son ravisseur, qui venait de lui dérober temporairement la vue, par la chaleur qu’il dégageait. Elle sourit, bien que peu habituée au contact physique avec quelqu’un de présupposé comme ‘inconnu’ et attendit la phrase, énigmatique qui ne tarderait pas à suivre ce geste complice.

    Et pourtant, le « Devine qui c’est ? » auquel s’était attendue la demoiselle ne vint jamais, remplacé par une phrase taquine, légèrement réprobatrice, mais définitivement tendre. Léo sourit plus encore, s’il était possible. Elle aurait dû se douter que ce serait lui, vu qu’elle l’avait repéré il n’y avait même pas une minute, à sa recherche. Elle sentit un baiser chaste et délicat être déposé sur sa tête, et grogna un peu, pour la forme. Elle ne saurait jamais rendre la pareille à Joshua, à moins que ce dernier ne se mette à genoux, pour palier à cette différence de taille qui handicapait la rouge et or en ce moment précis.

    Jack’ se retourna alors calmement dans les bras du jeune homme, adressant d’abord un rapide clin d’œil à ses deux précédents compagnons … Juste pour la forme et le mystère. Ce mystère qui entourait immanquablement les deux Gryffondors et qui divertissait tant la petite blonde. Elle posa ses mains sur les hanches sur ami, pour accroître l’effet, consciente du regard de ses deux aînés. Elle lui sourit, se mit sur la pointe des pieds, se rapprocha encore, effleurant le corps de son ami avec le sien, et embrassa le haut de sa pommette, avant de se diriger vers son oreiller et d’y murmurer une petite pique taquine, moqueuse et pleine de défi.


    « Voyons, Joshua. Nous savons tous les deux que j’aime me faire désirer. Et plus que tout, que j’aime te contrarier. »

    Jack' décrocha à son ami un de ses sourires qu’elle savait le faire fondre, et lui attrapa sa main, entre leurs corps, pour entrelacer ses doigts aux siens. Elle laissa alors retomber leurs mains jointes, les rendant visibles aux yeux curieux des septièmes années qui avaient accompagnés Léo une bonne partie de la soirée, avant de les séparer, et de passer une main dans le milieu du dos de Joshua, plaçant elle-même le bras de son ami autour de ses épaules, et l’entraînant, dans cette étreinte complice, vers un des sofas aux tons chauds de la salle commune. Sur leur chemin, la blonde décrocha des sourires gênés, mais heureux à qui voulait bien les voir, rougissant parfois, on ne sait par quel miracle, avant de se laisser tomber sur le canapé, entraînant Josh’ avec elle.

    Elle rigola doucement, et s’installa confortablement dans les bras du châtain, soupirant comme une bien heureuse. Ce n’était pas tant pour ennuyer le garçon qu’elle faisait toute cette mascarade, mais plutôt pour camoufler sous des tonnes de mauvaise fois sa tendresse pour son camarade et faire glousser les pimbêches de sa maison et de Poudlard tout entier. C’était toujours intéressant d’entendre le lycée entier jaser sur les déboires amoureux de Joshua. Léonore s’amusait beaucoup à entretenir le suspens autour de son frère de cœur. Ce type-là, c’était de la sensibilité tout en muscle et regards innocents. Jack’ adorait le mettre un peu dans l’embarras ou bien l’emmerder un bon coup. Comme le faisaient un frère et une sœur, en fait. Léonore, sourit doucement à son ami et relâcha sa main, imaginant déjà la tête que ferait Gabriel demain, quand il entendrait le récit, sûrement exagéré de tous les côtés, de la farce de la rouge et or. Elle plaqua alors une bise sonore sur la joue du rouge et or, s’écarta, s’assit en tailleur sur le fauteuil, de côté, afin d’être en face de lui. Elle regrettait déjà son geste … Elle faisait tant d’efforts pour que Gabriel se sente moins crispé en sa présence … Il la tuerait, pour sûr.


    « Alors, je ne veux pas parler des vacances, c’est du passé. Et le passé, c’est bon dans les albums photos, nulle part ailleurs. Parler du présent ne servirait à rien, il vaut mieux le vivre, que dirais-tu de parler du futur ? Quelles options vas-tu choisir auprès de notre directeur de maison, demain ? »



    [HJ : J'ai adoré ton début de post, il m'a beaucoup inspirée ... J'espère que j'ai été à la hauteur !]

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Joshua B. Sawyer
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MessageSujet: Re: A la chaleur de nos retrouvailles [Léo]   Ven 4 Jan - 16:09

L’euphorie qui règne dans les moments de fêtes et le plus puissant sortilège d’oubli. C’est dans les meilleures fêtes que se réconcilient les plus grands ennemis, que se reparlent de vieux amis. Ceux qui avaient fait la promesse de ne plus jamais se parler se retombaient déjà dans les bras, après trois verres d’une mixture rougeâtre. C’était pathétique, ne savaient-ils donc pas tenir leurs promesses, même ceux qui s’étaient battus avaient passé l’éponge sur leurs rancœur d’outre-tombe et discutaient en rigolant avec leurs anciens adversaires. Ne connaissaient-ils donc pas la rancœur ? La vraie ? Celle qui vous empêche de regarder une personne sans avoir envie de lui cracher sa haine au visage ? Non, ce sentiment là n’était accessible qu’aux personnes de talents, aux personnes dignes et ayant compris que la race humaine ne valait pas mieux que celle des loups.

Les loups… Animal étrange, il respectait une hiérarchie bien précise sans jamais la bouleverser, sauf quand il était question de prendre le pouvoir, après la mort du chef de meute. Les combats sont sanglants entre les futurs mâles dominants et il n’y a pas de place pour le pouvoir de succession, la descendance du patriarche n’avait absolument aucun privilège quant à l’acquisition du pouvoir. Et finalement c’était la même chose dans la société humaine, exception faite par les hypocrites et les gens avides de pouvoir, qui n’hésitaient pas à trahir pour prendre le contrôle. Dans cette salle il y avait au moins quinze louveteaux prêt à se battre à la déchéance du chef de meute. Et parmi ces quinze, il y en avait déjà un certain nombre qui n’avait pas hésiter à lécher les bottes du chef pour avoir des privilège et une autre partie qui avait déjà tiré dans le dos du chef de meute. Sans rancune… Le mâle dominant avait combattu les traîtres, mais en ce jour de grande beuverie, ils festoyaient tous ensembles, trinquant à la santé de leur petite meute.


** Ils me font tellement pitié…**

Ses mains toujours posées sur les yeux de son amie perdirent leur prise, en effet la tignasse blonde se retournait pour le prendre dans ses bras. La chaleur de leur étreinte était avant tout due à l’amitié qui les unissait, et en ouvrant les yeux Joshua put voir les deux septièmes années fulminer contre lui qui enlaçait la jeune beauté. C’était amusant comme les gens qui ignoraient votre orientation sexuelle pouvaient mourir de jalousie pour quelque chose d’aussi insignifiant. Il n’avait jamais fantasmé sur sa petite sœur, dieu en soit loué. Mais la réaction des deux garçons lui semblait tellement grotesque qu’il se permit même d’en rajouter une couche en déposant un autre baiser, à la fois tendre et très cinématographique dans les cheveux de la jeune fille. Ils étaient maintenant verts, c’était tellement comique que Josh en rit doucement, écoutant attentivement les paroles de son amie, il ne put que comprendre qu’elle avait mis en scène un plan diabolique pour qu’il vienne la chercher. Mais ça lui plaisait cette petite comédie qu’ils jouaient aux yeux des autres.

« Je sais, mais tu me connais, aussi impatient de retrouver la plus belle fille de Gryffondor, peut être même de Poudlard, sans compter le calamar géant bien sûr. De plus je ne pouvais pas me priver d’asséner un coup fatal de jalousie à ces deux crétins de septième année. »

Elle lui prit la main, enlaçant ses doigts au siens, était-ce parce qu’elle savait que cela le mettait mal à l’aise, ou pour une raison toute autre, qui faisait que Gabriel ne la portait pas dans son cœur ? Il déglutit quand elle lui fit son sourire fatal, elle savait qu’il ne pouvait rien lui refuser, ou presque, quand elle faisait se sourire, aussi il la suivit, la main de la jeune fille passant dans son dos et lui l’entourant de son bras. Il voyait d’ici les gros titres de demain sur le tableau de Gryffondor. « Cette année encore la rentrée fut le lieu de rencontre numéro un. En effet ils se tournaient autour depuis six ans, on avait vu Léonore accumuler les aventures tandis que Joshua restait célibataire, maintenant l’idylle commence-t-elle ? » Mais bon il s’en fichait, ce ne serait que les tabloïds de sa maison, espérons en tout cas que cela ne parviendrait pas à l’oreille de Gabriel, qui prendrait ça comme une trahison et qui lui ferait sûrement une scène de jalousie des plus féroces. Il n’en avait jamais compris la raison, de cette jalousie mal placée que Gaby avait déjà manifesté envers son amoureux l’an dernier, mais après tout chacun fait ce qui lui plaît cependant il faudrait qu’il demande des explications, ou du moins des pistes à Jackie, elle était une fille et les filles étaient très calées en histoire de cœur, non ?

Bientôt il fut tiré de ses pensées par une chute de Léo qui l’emportait dans sa chute, il se retrouva alors installé, plus ou moins confortablement, dans un des fauteuils de la salle commune. C’était fou comme ils avaient zigzagué entre les personnes sans qu’il ne s’en rendît compte, était-ce ses pensées qui l’avaient obnubilé, ou bien était-ce tout simplement Jackie qui lui faisait oublier la longueur de ses actions ? Elle se colla à lui, si près que s’en devenait indécent, voir même condescendant tant l’attitude hautaine de la blonde lui faisait croire que cela l’ennuyait d’être aussi proche de lui. Levant les yeux au ciel pour mimer l’exaspération il lança un regard froid aux petites pimbêches de cinquièmes années qui gloussaient en les regardant. Il imaginait fort bien les petites blagues salaces qu’elles se faisaient à l’oreille et les paris qu’elles lançaient sur la durée du ‘nouveau couple glamour’ de leur maison. S’il n’avait pas été avec Jackie il se serait levé pour leur demander ce qu’il y avait d’aussi drôle à voir deux personnes s’enlacer, en effet, ce n’était pas parce qu’elles ne connaissaient pas le sens du mot ‘proches’ qu’elles pouvaient se permettre de dire du mal d’eux. Toute l’école avait déjà jasé sur ses aventures secrètes, on lui avait même collé sur le dos une certaines enseignante, qui bien que charmante ne lui faisait en aucun cas envie, leur amourette sulfureuse avait été comme une traînée de poudre qui avait pendant quelques jours enflammait Poudlard. Evidemment la professeur en question n’avait pas eu vent de ce flirt très sensuel avec un de ses meilleurs élèves. Mais c’était un jeu très apprécié chez les poufs que de faire courir des rumeurs sur la vie sentimentale des gens qui n’en avaient pas à première vue. Mais il était tellement populaire que jamais les pimbêches ne lui auraient assimilé un professeur plutôt qu’une enseignante.
Quand Léo lui posa une question il mit quelques secondes à en saisir le sens, perdu dans ses pensées il ne sût d’abord pas trop quoi répondre, c’était une question qu’il trouvait fort embarrassante car il n’avait jamais parlé de ses projets fous d’études pour la suite de sa vit, aussi il se dit que s’il y avait bien quelqu’un en dehors de Gabriel qui pouvait entendre ça c’était Léonore.


« Tu sais il n’est pas rare que la nostalgie me prenne et que je contemple nos têtes déjà bien pleines, sur les photos magiques que nous prenions durant nos années précédentes. Le présent, que dire sur lui sinon que cette fête sera mieux quand nos chers aînés sortiront les alcools forts ? L’avenir… C’est encore confus, mais tu sais j’aimerai bien travailler au ministère, dans la création de nouveaux sortilèges, ou bien l’enseignement, Poudlard à toujours était un lieux que j’aimais et puis je remplacerai Da Vinci. Et toi ma chère, quels sont tes projets d’avenir ? Mannequin ? Starlette ? »

Il avait dit les derniers mots pour chatouiller la susceptibilité d e sa camarade, ils avaient toujours eu une relation très conflictuelle, mais ils s’aimaient énormément, comme des frères et sœurs pour ainsi dire. Lui qui n’avait jamais eu qu’un frère trop protecteur, il se trouvait avec une sœur qu’il comptait bien protéger des grands obsédés de septièmes années. Son sourire se posa sur un des garçons qui renvoyait les cinquièmes années dans leurs dortoirs. En effet c’était ainsi à Gryffondor, il y avait trois étapes.
La première était celle où toutes les années étaient confondues, cette étape était celle de l’intégration, les premières années étaient encore timides et on les décoinçait en leur promettant monts et merveilles. Quand onze heures sonnait, on renvoyait les membres de première, deuxième et troisième année.
Les boissons non alcoolisées étaient alors remplaçaient pour la plus part par des alcools doux. C’était le début de la seconde étape, on s’échauffait pour les sixièmes et septièmes années, on se défonçait pour les deux autres.
Quand Minuit sonnait on renvoyait enfin les quatrièmes et cinquièmes années, et la vraie fête pouvait commencer, les alcools forts étaient sortis, et la fêtes durait jusque tard dans la nuit, ou bien jusqu’à tôt le matin. Cette année il était ravi d’être enfin dans la soirée VIP et avec Léo en plus… Cette soirée s’annonçait très intéressante.
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Léonore Jackie Caldwell
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MessageSujet: Re: A la chaleur de nos retrouvailles [Léo]   Ven 4 Jan - 18:22




    Ca devenait obsessionnel à la fin. Les étudiants semblaient tous plus intéressés par la vie des autres que par la leur. On leur avait jeté quelques coups d’œil, on avait gloussé sur leur passage et maintenant, il y avait des personnes vraiment indélicates qui les fixaient sans ciller. Léonore les fusilla du regard en attendant la réponse de son ami, mais cela n’eut que le bon rôle d’ajouter encore plus de ces murmures frénétiques dans leur dos, à elle et Joshua. La jeune fille souleva un sourcil moqueur et détailla la grande majorité des étudiants qui ne faisaient déjà plus attention à eux. Des braves gens, toutes ces personnes qui pouvaient se targuer d’être un peu au-dessus de la moyenne par leurs marques d’intelligence, ou du moins de politesse. Léonore soupira et détourna les yeux. Trop de regards braqués sur elle la rendait assez mal à l’aise, heureusement, cela semblait se calmer. Pour se redonner une contenance, elle regarda rapidement son uniforme de Poudlard, dont elle était habillée, pour donner quelque chose auquel occuper ses yeux. Tiens … Sa cravate avait disparue. Quand l’avait-elle retirée, déjà ? Raaah, elle ne s’en souvenait plus. Elle releva la tête pour demander à Joshua s’il ne l’avait pas vue tomber, mais ce dernier choisi ce moment précis pour répondre.

    Léonore laissa un sourire en coin s’installer sur ses lèvres, alors qu’elle était persuadée qu’il choisissait son moment pile pour l’énerver. C’était totalement le genre du châtain de faire ce genre de manœuvres curieuses et assez frustrantes.

    Elle écouta néanmoins avec attention la réponse que son ami lui donnait et sourit doucement en l’entendant. Bien sûr, c’était le genre du jeune homme de regarder avec nostalgie les souvenirs de son passé. C’était d’ailleurs une sensibilité qui touchait beaucoup Léo, qui ne la trouvait chez personne d’autre, et qui partageait ce trait de caractère avec le garçon. Mais le passé affectait beaucoup trop Jack’ qui se mettait alors à le comparer à son présent, à l’idée qu’elle se faisait de son futur, et qui se retrouvait immanquablement déçue. Elle savait pourtant qu’il ne fallait pas comparer deux évènements ensembles, qu’ils n’avaient jamais vraiment de raison d’être rapprochés l’un de l’autre, car ils étaient si différents … Mais c’était plus fort qu’elle. Et la déception entraînait chez la jeune blonde la culpabilité, celle de ne pas faire aussi bien qu’avant et de là, naissait l’angoisse sourde et lancinante.

    Son visage s’était décomposé alors qu’elle se mettait lentement à analyser d’autres circonstances où elle avait été avec Joshua. Dans le lac, une altercation pour la forme et le spectacle, ou des moqueries taquines dans la grande salle, alors qu’ils refusaient de se passer les plats … Il y avait aussi eut ce moment où Jackie avait débarqué dans le dortoir des garçons de sixième année, tard au soir, parce qu’elle ne s’était pas sentie bien … Tout avait toujours été si parfait, dans ses souvenirs du moins. N’avait-elle pas été plus vive d’esprit et plus gaie à ces instants. Merlin, est-ce qu’elle était ennuyeuse en ce moment même, et que Joshua ne lui parlait-il que pour combler cette politesse que Léonore aimait tant ? Est-ce que leur amitié n’était plus que ce qu’ils avaient toujours fait ? … Un spectacle, une mise en scène, un grand sourire vide ?


    Oh, Godric, faites que non. Ce serait trop dur.

    Toutes ces pensées défilèrent avec la force et la rapidité dans l’esprit vif et alerte de la jeune blonde qui fixait son amie, à la recherche d’un signe trahissant son ennui à être à ses côtés. Mais comme elle n’en trouva pas, elle essaya de se raisonner, et de se calmer. Bien sûr que non, Joshua ne faisait pas semblant, il était bien trop réel et vrai face à lui-même pour jouer avec les nerfs des gens. Oui. Voilà. D’ailleurs, il recommençait déjà à parler.

    Le présent … Nom d’un scroutt à pétard, elle préférait déjà bien mieux cela. Le présent était doux, chaud et rassurant pour la jeune Caldwell. Le présent était un moment, un choix de tous les instants. L’éternité dans une seconde, et il confortait Léonore dans sa possibilité à faire des choix, à se démarquer de sa mère et à avancer. Rien n’était plus réel que le présent. Il était tour à tour source de joies et de peines. Jack’ esquissa un sourire pâlot.

    Le futur … Léonore se força à ne pas y penser, en ce qui la concernait et écouta avec un grand respect, et toute sa concentration, son ami. Ca n’étonnait pas vraiment la jeune femme que Joshua veuille se diriger vers les options où l’on utilisait les sortilèges. Il n’y avait rien de plus magique que les sortilèges, qui formaient le monde des sorciers de part en part. C’était une branche très intéressante, qui couvrait tous les domaines d’une vie, allant des besoins domestiques aux besoins de la communauté, en passant par le camouflage de ce monde extraordinaire. C’était quelque chose que peu semblaient réalisés, mais pour lequel Léonore avait un très profond respect. L’enseignement aussi était quelque chose de merveilleux. C’était transmettre son savoir, guider ceux qui nous suivraient. La blonde y avait pensé un moment, avant de trouver l’idée ridicule. Elle n’aurait jamais eu la capacité émotionnelle suffisante pour gérer une classe de jeune. Cette idée avait donc fait un bout de chemin dans la tête de l’adolescente, avant de s’évanouir, loin, comme de la fumée.


    « Ah ah ah. Hilarant, Joshua. Non en fait, je ne sais pas trop. Pas un métier de scène, comme tu le suggères, mais pas non plus quelque chose où je ne verrais personne. Dans les deux cas, je ne survivrais pas. Je ne me vois pas travailler à l’intérieur, ce serait trop contraignant donc … Je pense bien que je ferais un travail de chercheuse, par rapport aux créatures magiques. »

    Répondit-elle, avec un grand sourire. Elle plaisanta un peu vers le début, pour camoufler l’aversion que lui apportaient ces possibilités, même si elle ne doutait pas que Joshua verrait au travers de sa nullissime petite carapace. Il n’était pas dupe. Elle se pencha un peu en avant, et donna une petite tape sur la jambe de son ami, pour la forme, encore et toujours avant d’intercepter son sourire, presque carnassier, et son regard perdu dans la foule. Comme si elle avait piqué, elle se redressa rapidement, et se retourna d’une cabriole bien plus compliquée que nécessaire, pour appuyer ses deux bras sur l’accoudoir du fauteuil, surélevant ainsi légèrement son corps, et tendant le cou pour tenter d’intercepter le regard de Joshua, afin de voir où il menait. Il ne matait pas alors qu’ils parlaient, tout de même ?! Cherchant dans la direction approximative où pointaient les yeux de l’adolescent, elle repéra bien vite un très joli jeune homme affairé près des escaliers. Et si ! Joshua osait se rincer l’œil alors qu’ils parlaient ! Du moins, Léo l’interpréta comme cela, jusqu’à ce qu’elle remarque tous les élèves qui montaient sous les injonctions du garçon près des escaliers. A ce moment, un sourire fort semblable à celui de Joshua s’étala sur les lèvres de Jack’.

    Tous les cadets des deux dernières années quittèrent les lieux rapidement.

    Bon, la possibilité qu’il se rince l’œil n’était pas effacée pour autant, mais son geste prenait alors un sens bien plus louable aux yeux de la blonde.

    Comme ça la fête allait démarrer …

    Il ne fallut pas plus d’une microseconde après que l’idée ait fait son chemin dans l’esprit de l’adolescente pour qu’elle bondisse du fauteuil et se retrouve, droite, sur ses pieds, prête à s’amuser. Ne voyant aucune réaction de la part de son cher ami, elle lui attrapa le bras et le tira un peu pour qu’il se décide à se lever. Ah ! Ils allaient pouvoir boire, danser, boire, rigoler, boire, faire des jeux d’adolescents complètement jetés. Ca mettrait du baume au cœur avant de reprendre les cours de divination ou, pire encore, de potions ! Complètement euphorique à la pensée de ces douces idées, elle décrocha un sourire flamboyant de joie à son ami, faisant glousser, quelque part non loin d’eux, une bande d’idiotes qui ne s’était toujours pas calmée.


    « Peu importe dans quel ordre on le fait, tu me dois une danse, une boisson, et un jeu stupide ! »

    Annonça Léonore, d’une vois autoritaire qui lui était peu commune.
    Alors oui, c’était vrai que les Gryffondors étaient courageux, mais ils n’étaient pas stupides pour autant. Les boissons en masse que sortaient les coquins cités – beaucoup- plus haut, ce n’était pas gratuit, à moins d’allouer ses services (en danses, garde du corps ou autre conneries de ce genre) en retour, ce qui était totalement exclu du côté de Léonore.

    Elle attrapa, une nouvelle fois, la main de Joshua et commença à se frayer un passage dans la masse, encore fort compacte, d’élèves de dernières années à l’aide de grand sourire et de phrases polies telles que « Pardon ! » « Excusez-moi » « Je peux passer, s’il vous plaît ? ». Elle atteint donc tout naturellement le comptoir de fortune qui avait été créé par les coquins en tous genre des rouges or, en assemblant les diverses tables de travail ensemble, afin d’offrir un établi le plus long possible pour disposer la ‘marchandise’ aux yeux affamés et brûlants des futurs fêtards.

    Ambiance business et bon ami chez les Gryffondors, It’s Party Tonight !




    [HJ : Je suis pas aussi sûre de mon coup que pour le premier, alors j'espère que c'est bon ^^]
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Joshua B. Sawyer
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MessageSujet: Re: A la chaleur de nos retrouvailles [Léo]   Ven 4 Jan - 19:39

L’ambiance était très électrique maintenant que les plus jeunes étaient partis pour laisser place à la vraie fête. Mais avant tout, celui qui faisait monter les petits, était un canon de beauté, oui, il fallait le dire car c’était vrai, rien de comparable à d’autres comme Gabriel, ou même Léo, mais il avait un charme très attirant et en l’absence de Léo il se serait bien lever pour faire la discussion avec ce gars là. Mais il n’était pas impoli et la compagnie d’un inconnu ne valait pas celle de sa sœur. Même si cette fille n’avait pas les atouts qui pouvaient le convaincre de passer une nuit avec elle dans un lit, elle avait la gentillesse, l’intelligence, l’humour et le sourire suffisants pour qu’il passe la nuit avec elle sur un canapé à boire, à danser, à faire des jeux stupides, à parler même en étant plus qu’ivres l’un comme l’autre.

L’historique des boissons se fit dans son esprit et il se demanda par quoi ils pouvaient bien commencer, car il était une coutume de mise, chacun buvait la boisson que l’autre choisissait. Donc si Joshua prenait un whisky, Léonore devait en prendre un aussi et la prochaine boisson serait choisie par Léo et Balthasar devrait se plier au choix. Evidemment le but du jeu était de choisir la boisson que l’autre détestait le plus. Alors il commençait à s’imaginer des mélanges savants, plus soûlants les uns que les autres, qu’il pourrait boire sans trop de mal mais que Jackie mettrait des lustres à ingurgiter.

Quand elle lui répondit il fut contraint de sortir de sa rêverie alcoolique pour écouter sa réponse. Non ? Pas une star ? Dommage, il se serait bien vu au bras de sa sœur sur les marches des plus grands festivals, souriant ensemble pour faire éclater les objectifs. Les créatures magiques ? Il ne lui connaissait pas un tel engouement pour ces drôles de bestioles, mais après tout pourquoi pas ? Il aimait bien les sortilèges qui donnait à son monde l’invisibilité et l’invulnérabilité devant la race des moldus. Alors pourquoi pas les bêtes magiques qui pouvaient être des pions de grande renommée. Un troll n’était-il pas une arme plus destructrice qu’un fusil, ou qu’un bazooka ? Si à n’en point douter. Mais comment pouvait-on apprécier cette matière à l’école, c’était un peu comme la botanique, il fallait trifouiller des bêtes parfois très récalcitrantes, ou même des plantes vénéneuses qui voulaient vous mordre le bras pour que vous ne leur retiriez pas leurs précieuses spores, même si c’était le professeur qui vous l’avez demandé. Mais bon, des goûts et des couleurs on ne peut pas discuter, sinon les goûts de certains seraient –trop- largement remis en cause. Même les siens, on lui aurait forcément reproché quelque chose de débile, comme le fait qu’il n’aime pas tant se battre pour rien, ou encore parce qu’il était très assidu et qu’il ne s’amusait pas à mettre dans la salle de cours le chaos. Mais après tout, ce qu’on lui aurait sûrement le plus reprochait c’est d’avoir arrêter de sortir avec des filles, car il avait essayé, pour se tourner vers la gente masculine. Heureusement, en dehors de Léo et de Gabriel, personne n’était au courant, du moins à sa connaissance. Si son journal était considéré comme une personne alors il était clair qu’il y en avait au moins une de plus, deux si Léonore écrivait un journal intime, trois si Gabriel en tenait un aussi.

Mais il chassa en un clin d’œil ses idées si spéciale de découverte d’une quelconque chose à son sujet, il restait suffisamment superficiel avec les garçons et les filles de sa maison pour qu’un d’eux ne découvre quoique ce soit de personnel sur lui, seule Léonore le connaissait dans cette maison, mais il commençait à être proche de Victor, avec qui il avait des goûts communs notamment en littérature. Ce n’était pas encore un ami, mais c’était un peu plus qu’un copain, en tout cas il était bien au dessus. Mais bon, il n’y avait que Jackie de qui il était vraiment proche, parfois en ce qui concernait Gabriel il se demandait si c’était vraiment de l’amitié, ou s’il y avait autre chose. Sinon pourquoi lui faire des crises de jalousie pareilles ? C’était étrange comme il était possessif, pour un ami, on aurait presque dit qu’il avait envie d’être à la place de l’ex de Joshua. Mais non, ce n’était pas possible, il ne voulait juste pas qu’il souffre.


** C’est ce qu’on appelle de l’auto persuasion je suppose…**

Mais sa réflexion ne prenait pas fin que déjà il était tiré par Léo, elle lui annonça d’une voix à la fois amusée et catégorique qu’il devait lui offrir une boisson, qu’ils devaient faire des jeux parfaitement stupides et pour finir danser. Mais l’ordre n’était pas encore défini. Il la regarda droit dans les yeux, lui était encore assis, résistant toujours à son amie qui lui tirait le bras pour qu’il se lève, il déclara d’une voix taquine :

« Pour que je danse avec toi, faudra vraiment que je sois soûl, allez allons nous enivrer. »

Elle tira plus fort et il se leva commençant à se frayer un chemin, il fit sans le vouloir tomber le livre que lui avait prêter Victor, il se pencha pour le récupérer mais elle le tira, il se retrouva sur les fesses, attrapa le livre puis se releva. Pour parcourir dix mètres il dût s’excuser au moins trente fois, entre pardon, oops, désolé, je ne voulais pas, il avait déblatéré son lot d’excuses pour le soir. Mais bientôt ils tombèrent tous les deux devant un comptoir sur lequel reposaient autant de bouteilles qu’il y avait d’élèves à Poudlard. En effet il y avait de quoi rendre ivre toute la maison des Rouges et Or, du plus petit première année jusqu’au plus vieux des leurs. Sachant que les plus expérimentés avaient au moins besoin d’une bouteille de leur boisson favorite pour être allumé, il fallait prévoir un grand nombre de cocktails pour que la fête atteigne son paroxysme.

« C’est moi qui commence. »

Il prit deux verres, qu’il remplit d’un peu toutes les boissons fortes qu’il trouvait sur la table. Tendant son verre à Léo il sourit en trinquant avec elle. La soirée ne faisait que commencer et rien qu’à l’odeur de ce premier verre elle serait très arrosée… Et ils finiraient dans un piteux état. Il mit le verre à ses lèvres, comme un seuil le liquide blanchâtre ressemblait à de la chantilly liquide avec des arômes de pommes, de caramel mais aussi et surtout d’alcool. Il n’avait pas hésité à croiser le whisky avec la vodka, qui était elle même croisée avec une sorte de gin mal dégrossi, lui même croisé avec un rhum plus fort que celui produit sur les côtes des littoraux océaniques.

La boisson pénétra ses lèvres pour venir émoustiller sa langue. Le goût était très fort et il se demandait combien de gorgée il serait capable d’ingurgiter sans recracher ce liquide qui il fallait le dire n’était pas digne des plus grands gourmets. C’était soyons francs, infect, il y avait trop d’arômes contradictoire et l’alcool finissait d’ôter le peu de saveur agréable à ce breuvage. Il faillit le recracher mais il devait faire croire à sa comparse que c’était bon, alors il avala. Le liquide âpre lui brûla le gosier et il faillit s’étouffer, il sourit, c’était franc mais surtout très ironique. Il lança un regard à sa camarade.


« Je te conseille de le boire, c’est pas mauvais, c’est juste fort, quand tu auras fini… Si tu le finis, ce sera à toi de proposer une boisson. »

Il reporta le verre à sa bouche, remarquant que la boisson lui semblait plus douce que la première fois, du moins en tout cas elle ne lui brûla que peu la gorge cette fois-ci, peut être que la raison en était un état très avancé de décomposition ? Il porta un œil à sa comparse pour voir sa réaction devant cet affreux mélange.
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Léonore Jackie Caldwell
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MessageSujet: Re: A la chaleur de nos retrouvailles [Léo]   Ven 4 Jan - 21:57




    Vert, rouge, rose, bleu … Merlin, il y avait des breuvages –enfin, si le terme s’y prêtait – de toutes les couleurs le long de ce petit trafic, somme toute, bien organisé. Les couleurs allaient du mat aux couleurs vives, voire agressives en passant par des couleurs pastelles assez étranges. Léonore n’était pas étrangère aux beuveries, mais ce n’était pas non plus son activité favorite en fin de semaine. C’était même plutôt occasionnel, quand il y avait quelque chose à fêter … ou à oublier de toute urgence. Aussi, la reprise des cours se prêtait particulièrement bien à ces deux critère, chacun dans des domaines différents. A la base, les Gryffondors de sixième et septième année avait essayé d’organiser quelque chose pendant les vacances avec Barbecue et tout le bazar pour faire une grande fête dehors afin de remplacer le festin de début d’année … Mais la fainéantise générale combinée au pouvoir professoral avait étouffé le grandiose projet dans l’œuf, et les élèves s’étaient plutôt quittés, en juin, la promesse de rapporter mille et une boissons alcoolisées à la rentrée au bout des lèvres. Et d’après ce que Jackie pouvait voir, la plupart avait tenu parole. Ah, quelle merveilleuse qualité que la parole !

    Grâce à ce sens de l’honneur propre aux Rouges et Or, la salle commune de Gryffondor était devenue le lieu propice par excellence à Poudlard, le temps d’une soirée au moins, à la connerie, la saoulerie et la débauche, pour certains. En effet, les élèves des années intermédiaires étaient à peine montés que déjà, quelques septièmes particulièrement doués en sortilège lançaient des charmes de silence sur les escaliers menant aux dortoirs des filles et des garçons. Dès que ce fut fait, le climat s’accéléra encore. Bien que la salle soit beaucoup moins remplie qu’il y a quelque heures, il n’avait fallut qu’un quart d’heure pour que la chaleur humaine dégagée par tous ces corps en mouvement ne monte d’un cran. Il faisait très chaud, et la cheminée, encore ronflante d’un feu bien attisé, ne faisait rien pour arranger les choses. Une foule d’étudiants pressés s’agglutinaient d’ailleurs près du comptoir ou Joshua et Léo étaient, se servaient et repartait dans la pièce, à un tel point qu’on aurait dit qu’un programme très strict de la soirée avait été établi. Personne ne doutait d’où se rendre, avec qui, avec quelle boisson à la main …

    La jeune fille contemplait, d’ailleurs, encore, assez ébahie, la somme impressionnante d’alcool sur le comptoir, quand elle intercepta du coin de l’œil Joshua plonger la main dans l’étalage des bouteilles. Il lui sourit et annonça qu’il commencerait leur petit rituel, puis continua pour se saisir de plusieurs bouteilles à la suite l’une de l’autre, et en verser un peu dans deux verres, dans des mesures plus ou moins égales. Le nez de la blonde se fronça, répugnée qu’elle était, au fur et à mesure que les alcool venaient couler dans le verre qui semblait tout désigné pour devenir le sien. L’odeur dégager par la décoction rentrait dans les narines de la jeune fille et semblaient ensuite filler à tout allure, dans sa poitrine, pour venir serrer son cœur et le comprimer. Merlin, si elle buvait ça, elle allait être malade ! En plus il lui avait mis beaucoup plus de Gin qu’à lui ! Le petit … le petit … Le GRAND salopiot !


    « Mais qu’est-ce que tu fais, Sawyer ? J’ai pas envie de te retrouver dans un coma éthylique profond, moi ! Je vois mal comment j’expliquerais ça à Potter. »

    Argumenta Léonore, assez désespérée par les nombreux alcools qui se versaient dans leur récipient. Le nom de famille de son ami était sortit tout naturellement, comme dans l’un de leur jeu, tandis que son angoisse montait. Oh la ! Il n’espérait tout de même pas qu’elle allait boire cette chose ? Nom mais, il se prenait pour quoi, là ? Un apprenti alchimiste, un futur maître des potions ? Il avait viré de bord –quelle ironie ? Peut-être qu’elle devrait alors lui dire qu’on faisait des potions avec des ingrédients, et non un mélange douteux d’alcools hard. Mais à peine pensait-elle sérieusement à le rappeler à l’ordre, qu’il lui fourra gaiement son verre dans les mains (celui avec le plus de gin !), et trinqua.

    Léonore jeta un regard circulaire à la salle, les yeux perdus, pour que quelqu’un lui vienne au secours. Mais déjà tous les soi-disant preux chevalier des Rouges et Or étaient sur la piste de danse et se trémoussaient, collés à de jolies jeunes filles. L’espace d’un instant, Léo les envia, complètement tétanisée par la promesse d’une gueule de bois terrible demain matin … Ou demain après-midi. Mais aussitôt, alors qu’elle se retournait vers Joshua pour lui sortir une excuse bien pourrie et justifier sa peur de boire le contenu de ce verre, elle entrevit très clairement le garçon prendre une grosse lampée de son propre verre.

    Ah, ça non !

    S’il en prenait, elle faisait de même, et sur le champ, en plus !

    Il avala le tout –ce qui surpris vraiment Léonore- puis sourit avec provocation à la blonde, la mettant au défi de refuser la boisson. Piquée à un point très sensible, sa fierté, Jackie plissa les yeux, et ricana lorsque l’adolescent lui affirma que sa nouvelle décoction était très bonne.


    « Ouais, ouais, c’est ça. Ton truc, ça à l’air idéal pour déboucher les water de Mimi … »

    Mais malgré ses paroles, Jack’ apporta d’un geste décidé le verre à sa bouche, le renversa vers le haut, pour que le liquide coule sur ses lèvres, qu’elle entrouvrit afin de goûter à cette horreur. Une odeur entêtante et rebutante d’alcool lui monta directement au cerveau et aux yeux, faisant tourner sa tête et se brouiller légèrement son regard, avant qu’elle n’avale une grosse gorgée. Cela n’avait rien à voir avec un ‘je trempe mes lèvres’ qui caractérisait si bien les autres jeunes filles de la salle, c’était une vraie gorgée, grosse, goulue, comme un mec qui buvait au goulot de sa bière préférée. Ca n’avait rien de ravissant, ni de distingué, pourtant, à peine les premières gouttes descendaient-elles vers le fond de sa gorge, qu’elle entendit, du moins elle en fut presque sûre, les sifflements et les hourras de plusieurs garçons.

    Seigneur, que faisait-elle ?! C’était bon pour finir sa soirée dans Merlin seul sait quel lit, toute cette affaire …

    Elle n’eut, néanmoins, pas le temps de s’appesantir en regrets éternels sur le pourquoi de ses gestes, qu’une violente quinte de toux la prenait. Sa gorge, jusqu’à son cœur, lui sembla-t-il, la brûlait, comme si elle avait avalée avec avidité la lave incandescente d’un volcan. Elle déposa, en se courbant soudainement, son verre sur le rebord du comptoir et elle toussa alors, de manière incontrôlée, une main sur le cœur, et son œsophage profondément irrité par le liquide qui venait de l’agresser. Elle posa son autre main sur l’épaule de Joshua, pour se maintenir en équilibre alors qu’elle crachotait comme un chaton furieux. Quelques rires, indéniablement féminins, s’étaient mêlés aux applaudissement et encouragements. Oui, Jack’ était une fille polie et sage, ce genre de truc, c’était pas dans ses habitudes. Une fois calmée, Léo fit glisser sa main sur la chemise d’école du jeune homme qui lui avait proposé le verre –si elle n’avait pas su à l’avance … Elle se serait méfié de ses intentions- et agrippa son col, pour le tirer et ainsi rapprocher, au prix d’un effort non négligeable, la tête de son ami près de la sienne. Elle murmura, dans un sifflement rageur, la menace à peine voilée, tout contre son oreille.


    « Si tu me quittes des yeux une seule seconde, Sawyer, je te tiens pour responsable de tout ce que je pourrais faire … Ou dire ! »

    La musique que Léo n’avait pas remarquée avant raisonna douloureusement dans ses oreilles, en rythme avec les battements fous de son cœur. Ses mains tremblaient encore légèrement, due à sa toux précédente, et ses yeux étaient rouges et humides, à cause des larmes qui leur était montées pendant que la jeune femme s’étouffait avec le nouveau cocktail du jour. Mais le plus insupportable, c’était les rires, encore, et les encouragements. Pour les faire taire, Léonore repris son verre, qu’elle avait déposé sur le comptoir après sa première gorgée, et le regarda avec un profond ressentiment. Ooooh, Joshua était … un salopiot ! Instinctivement, elle pensa à porter sa seconde main à son nez afin de se le boucher et au moins éviter du goût, à défaut de la brûlure. A la place, elle serra de toutes ses forces le bras de son ami, et avala, cul sec, le reste de son verre. Heureusement que ces derniers n’étaient pas véritablement conséquents. C’était un stratagème pour qu’on achète plus …

    Une nouvelle fois, le liquide corrosif s’appliqua à détruire les muscles de sa gorge, et bien qu’elle grimace de bon cœur, la jeune fille réussit à retenir sa toux, cette fois-ci. Elle reprit alors deux verres, et chercha tout ce qui était d’une couleur plus ou moins fluorescente sur la table et les mélangea, en parts complètements inégales selon les deux verres. Au total, elle eut bien 5 alcool différents mélangés dans ce qui était maintenant d’un bleu électrique peu engageant. Elle tendit un des récipients à Joshua, lui décrocha un nouveau sourire, et avisa, autour d’eux, la foule de curieux qui attendaient leurs réactions.

    Pour la forme, Léonore essaya quelques regards énamourés pour qu’on la débarrasse du fardeau de boire le contenu de cette nouvelle mixture. Elle sentait déjà ses gestes étrangement ralentis par rapport à ce qu’elle souhaitait faire à la base.



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Joshua B. Sawyer
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MessageSujet: Re: A la chaleur de nos retrouvailles [Léo]   Sam 5 Jan - 14:48

Ce n’était plus une salle bourrée d’étudiants, maintenant c’était une salle d’étudiants bourrés. En effet, la moitié des sixièmes années ne tenant pas l’alcool étaient déjà ivres morts et riaient allongés sur le sol comme des bêtes auxquelles on aurait fait inhaler un gaz hilarant. Vraiment pitoyable, ça lui faisait repenser à un court passage de son carnet de note, où il traitait des méfaits de l’alcool.

Alcool… C’est la première des drogues dures à laquelle se frotte un élève, la cigarette arrivant à la même période. Les adolescents étant des jeunes gens perturbés ne savent pas quand s’arrêter de boire, entraînant souvent des gueules de bois à l’entrée en cours, des sommeils pendant la classe, ou encore, et c’est le plus comique, des vomissements pendant les heures de cours.

Comment se fait-il que seuls quelques uns d’entre nous arrivent à ne pas tomber dans l’ivresse la plus totale ? Peur des représailles de lendemain matin ? Une gueule de bois faramineuse leur ferait-elle peur ? Si c’est le cas je les trouve bien lâches ces Rouges et Or, nous qui symbolisons le courage on aurait peur d’une cuite ? Enfin… C’est pas grave, il faut vivre avec son temps, avec Jackie quand on piquait les bouteilles de whisky aux grands avant d’aller se coucher on s’habituait déjà à l’alcool, c’est peut être pour ça qu’on y résiste mieux, mais promis cette année je ne ferais pas de folie.

Josh’.


Ils n’avaient pas encore bu un verre que déjà sa comparse parlait de faire un coma et de devoir trouver des explications à leur très chère directrice. Mais où avait-elle la tête ? Il ne voulait pas d’excuse s’il se soûlait c’était pour s’amuser, demain les cours commenceraient et il ferait preuve de la même assiduité, de la même présence et de la même participation. Comme il l’avait toujours fait en somme. Somme ? Oui c’est vrai qu’il ferait bien un petit somme là maintenant que l’alcool commençait à embrumer son cerveau. Il se posa la question suivante : Si je m’endors est-ce qu’elle boira son verre ?

La réponse était tellement évidente qu’il préféra rester éveiller. Il but une autre gorgée du liquide amer, mais qui finalement était le meilleur bourratif qu’il n’avait jamais connu, c’était bien efficace ces choses là. Mais il devait finir la soirée à peu près sobre s’il ne voulait pas que Madame Potter, soit d’une humeur noire demain… Oui parce qu’il fallait bien avouer qu’en tant que directrice, professeur de Défense contre les Force du Mal, et on le savait bien, elle aurait put être directrice de Gryffondor, il ne fallait pas qu’elle se rende compte du déchaînement dont faisaient part ses petits protégés. Oui… Elle pensait tellement de bien d’eux, qu’ils étaient responsables et respectables, que dirait-elle en voyant l’état dans lequel s’étaient mis les sixièmes années qu’elle avait deux heures le lendemain au matin ? Vexée ? Enragée ? Oui probablement, même sûrement plus que ça. Il ne fallait pas titiller la directrice de Poudlard, si on avait pas envie de voir les représailles s’abattre sur sa maison.

Pourquoi il pensait à cette vieille harpie déjà ? Ah oui, parce que les sixièmes années étaient déjà dans un état de décomposition avancé. Enfin, ce n’était pas grave tant qu’ils n’inondaient pas la salle de vomi, ou encore qu’ils ne commençaient pas à jouer à des jeux stupides incluant, à la fois leur baguette et sa personne. Pas qu’il ne soit pas capable de s’amuser, mais vraiment, il avait trop peur de jouer avec des gamins ne tenant pas l’alcool qui avaient déjà bu plus que dans le domaine du raisonnable et qui n’étaient même pas foutu de lancer un sort correctement.


« Effectivement, mais je les débouche pour qu'on puisse les reboucher avec ta gerbe demain. »

Il lui lança un sourire hautain avant de regarder la salle. Une première fille était déjà à moitié nue dans les bras d’un garçon qu’elle ne devait pas connaître cinq minutes plus tôt mais qui était, en tout cas, très agréable à la vue, mais qui surtout semblait s’affairer à la tâche de la prendre sur place dès maintenant. N’avait-on pas conçu des placards pour se genre de chose ? Merlin se cache les yeux devant le spectacle peut ragoûtant de cette fille qui était en train de faire une sorte de liposuccion de la langue de celui qui était son petit ami pour la nuit. Alors combien de verres pour qu’il puisse enfin perdre sa virginité ? Trois verres du cocktail somme toute imbuvable de Joshua, ou bien une demi-douzaine de petits alcools, avant de passer à deux gins pour finalement finir quasiment à poil sur le divan de Gryffondor. Combien de verres, ou combien de gallions, les filles de Gryffondor étaient parfois surprenantes, certaines n’hésitaient pas à coucher pour de l’argent lorsque les garçons étaient trop enivrés pour comprendre que c’était de la prostitution.

D’ailleurs, il faudrait qu’il pense à regarder Jackie, comme elle venait de le lui annoncer, pour l’instant il la surveillait mais si elle commençait à aguicher les garçons, il la laisserait s’amuser et il retournerait décuver dans son lit. Ce n’était pas très inquiétant, elle avait une certaine expérience de l’alcool et des plaisirs charnels, ce n’était pas comme s’il la jeté dans les bras des premiers obsédés qui passaient par là. Si ? Enfin, elle pouvait décider d’elle même si elle voulait passer dans les draps du premier venu non ? Même s’il était très séduisant et elle foutument bourrée.

Déjà un autre verre se préparait, mais… Oh la tricheuse, elle venait de lui mettre le double des doses qu’elle se mettait. C’est donc ça qu’on appelle la mauvaise foi ? Oui sûrement lui qui pensait que Léo était incapable d’être aussi déloyale. Humph, les filles ce sont vraiment des mauvaises joueuses, tout ça parce qu’il est moins facile à bourrer qu’elle. Enfin le jeu c’était le jeu, il fallait bien qu’il boive ce truc qui ressemblait à de l’eau de l’océan indien d’un bleu électrisant, qui donnait envie, mais qui une fois qu’on y avait mis le nez dessus ne donnait plus qu’une envie, celle de faire tomber malencontreusement le verre au sol. Il en but une gorgée, sachant très bien à l’avance que le résultat serait dévastateur.

Feu d’artifices, c’est la sensation en bouche que donnait cette boisson, il n’y avait pas à douter, elle était meilleure, quoique plus alcoolisée que la première. Le goût était fruité, mais aussi très sucré, un vrai concentré de sucre, d’alcool et d’arômes chimiques. Il allait en avaler une autre gorgée quand un garçon venant chercher un autre verre vomit parterre. La flaque s’étendit jusqu’à toucher ses pieds mais aussi les pieds de son amie.

Il se décomposa, s’il y avait bien une chose qu’il ne supportait pas c’était l’odeur de la gerbe quand on était bourré. Il sortit sa baguette mais avant de prononcer la formule il eut un haut le cœur, l’odeur lui parvenait aux narines et ce n’était vraiment pas agréable. Sa baguette pointée sur le renvoie de son camarade il prononça la formule, d’une voix qu’on ne lui connaissait pas :


« Récurvite. »

La marre disparut, sur ses chaussures les traces s’évaporèrent ainsi que sur celle de son ami.

« Quand on ne tient pas l’alcool on évite de trop boire, maintenant tu devrais aller dormir, sinon demain tu vas avoir un mal de crâne incroyable et Potter risque de pas être ravie que ses élèves soient tous des alcooliques. Si tu veux tu prends ta pouf, mais tu vas décuver. »

Était-ce vraiment lui qui avait parlé comme ça ? Lui qui était d’habitude si paisible ? Mais en même temps ce gars l’avait bien mérité, il lui avait vomi dessus et il était sur le point de coucher pour la première fois avec une fille, et il allait faire ça devant tous ses aînés qui se moqueraient de lui le restant de l’année. En fait il lui avait rendu service.

« Bon maintenant, tu dois boire le reste de cette bouteille, ou alors tu as un gage. »

La bouteille de Gin était encore pleine quand il la pointait du doigt, alors… Prendrait-elle le risque d’être particulièrement défoncée ou choisirait-elle de subir le gage ? A n’en point douter elle résisterait, c’était sa fierté qui était en jeu.
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Léonore Jackie Caldwell
6ème année à Gryffondor
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Côté coeur : Je le préserve, je le sauve, et j'espère le remettre dans les mains de quelqu'un suffisament fort.
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Personnage à la loupe
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Citation personnelle: Le coeur a ses raisons, que la raison ignore
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MessageSujet: Re: A la chaleur de nos retrouvailles [Léo]   Ven 11 Jan - 15:51




    Un ricanement s’échappa de la bouche de Léo à la remarque de Joshua. Il aurait été stupide de répondre à cette attaque. La possibilité émise par le brun était on ne peut plus probable. Alors, franchement, tenter de la contredire aurait été bien stupide et vain. Et c’était bien là une chose qu’il fallait laisser à Jack’ : Elle ne se cassait pas la tête dans la mauvaise foi. Les minutes qui suivirent, furent plongées dans un brouillard plutôt opaque pour la jeune blonde dont les sens se retrouvaient, petit à petit, aliénés par sa précédente et rapide prise d’alcool. Elle avait but trop vite une mixture trop forte qui remontait à présent, sans détour, jusqu’à son cerveau, pour ralentir ses gestes et rendre son esprit moins vif. Malgré cela, elle gardait un œil attentif sur son ami, et en lui tendant son verre, et elle épia un peu plus encore, si c’était possible, les gestes de Joshua.

    A la seconde même où Léonore vit son ami porter le breuvage à ses lèvres, la blonde amena également son propre verre à rencontrer sa bouche. C’était, après tout, de bonne guerre et si lui arrivait à boire de cette mixture, il n’y avait aucune raison pour que Léo ne s’y essaie pas non plus. Le liquide bleu descendit donc rapidement dans sa gorge, et bien qu’il brûla, comme précédemment, le gosier de la jeune fille, elle passa avidement sa langue sur ses lèvres pour venir cueillir les dernières gouttes, restées immobiles après sa gorgée. Indubitablement plus fort que le mélange de Joshua, ce petit cocktail avait pourtant tout ce qu’il fallait pour goûter à Jack’, qui s’empressa d’ailleurs d’en prendre une nouvelle lampée. L’alcool avait un goût très sucré et fruité qui plut directement à la jeune femme. Ah le sucre … Une saloperie pas possible qui rendait complètement super active et dépendante la demoiselle. C’était tout de même curieux, Léonore n’aurait jamais cru que ce mélange douteux aurait un tel goût. En voyant les couleurs électriques, flash et agressives, elle avait tout de suite pensé à des produits de nettoyage assez corrosifs. Jamais l’image de bonbons, de kilos de sucreries ne lui était venue en tête. Et pourtant …


    Très fière de son petit bidouillage gustatif, Léonore s’apprêta à lancer un sourire goguenard à son ami, agrémenté d’une bonne remarque sarcastique, dans le but de se vanter de sa prouesse, quand quelqu’un approcha du bar, tout près d’eux, en trébuchant et titubant comme un ivrogne. Le garçon, grand, malingre et au visage assez dur et racé, tendit immédiatement une main pour accéder à une boisson quelconque exposée aux vus et sus de tous. Se faisant, il effleura de son bras la poitrine de Jack, dont les yeux s’agrandirent derechef. Une alarme s’alluma dans son esprit, et elle se tourna directement pour donner sa manière de penser à cette pauvre merde de scroutt à pétards, quand, comble de l’horreur, le soiffard vomit ses nombreux verres –plus son précédent repas- entre Joshua et Léonore. La flaque douteuse ne tarda même pas une seconde pour venir narguer els chaussures des deux amis.

    Léonore du détourner la tête aussi rapidement que possible, faisant ainsi tanguer dangereusement le monde autour d’elle, pour s’empêcher de « répondre » à l’invitation de cet idiot de la même manière. C'est-à-dire, en rendant le peu que son estomac contenait.

    Le monde qui au paravent, avait semblé soudainement et sans raison apparente très coloré, vif et joyeux, bien que passablement ridicule, à la Rouge et Or, se métamorphosa en une scène répugnante, pleine de couleurs outrageusement claires, de rires grossiers et malhabiles. Un environnement dans lequel il ne se faisait pas bon de tourner. Elle eut à peine conscience de son ami qui nettoyait le sol à ses pieds et des rires gras de quelques pochtrons qui se moquaient de leur ami complètement défoncé. Combien d’hypocrites étouffaient la pièce des Gryffondors de leur couardise ? Léonore avait peine à imaginer le nombre de traîtres à la paix qui se trouvait sans doute dans cette fête débridée. La jeune femme perdit alors toute envie de rire, de sourire ou de s’amuser et son visage se décomposa pour devenir triste et dur.


    D’une seconde à l’autre, le monde de Léonore venait de basculer de l’euphorie à la détresse la plus complète.

    Et pourquoi ? Parce qu’un crétin, une bouse de dragon sans cervelle avait dégueulé sur ses chaussures. Et, aidée par ce malaise qui persistait sous les cendres, ces flammes d’angoisse, Léonore venait de réaliser qu’il n’était plus bon faire semblant, fermer les yeux et se retrancher dans la connerie pour échapper à ce qui rôdait déjà.

    Lorsque son ami parla encore, Léonore sursauta en entendant le nom de leur directrice être ainsi prononcé. Voilà, c’était ça. Potter … Harry Potter. Léonore le savait mort, comme tout le monde, mais elle croyait sincèrement au bien fondé des accusation de sa petite fille, Lucy. Ca, ce n’était pas comme tout le monde. Il avait été assassiné, Jackie en était persuadée ! Léonore sourit doucement à Joshua et attrapa sa main. Elle jeta un regard distrait à la bouteille qu’il désigna, et ne tenta même pas de comprendre ce que pouvait bien vouloir dire ‘un gage’. Tout cela lui passait à des années lumières au-dessus de la tête. L’alcool, sa soudaine mélancolie et sa décision, marquée dans son esprit comme brûlée au fer rouge se combinant, la demoiselle avait la sensation d’être complètement décalée de cette ambiance folle et grossière. Elle tira le jeune homme qu’elle tenait d’une poigne incertaine jusqu’aux escaliers qui menaient aux dortoirs, féminins ou masculins.


    « Je t’ai menti. Je me fiche des créatures magiques. Ce qui m’intéresse, c’est l’humain, aussi con qu’il soit. Ce que je veux faire plus tard, c’est aussi ce que je veux faire aujourd’hui. Je veux aider. »

    Ses mots semblaient décousus, et l’étaient d’ailleurs, avec tout ce qui s’était passé ce soir. Ils n’avaient rien à faire dans une fête insouciante, mais en cet instant, ils semblaient vitaux à la blonde. C’est étrange tout de même comme l’alcool rendait les perceptions démesurées … Ou peut-être que l’étudiante mettait vraiment trop d’importance dans ce qu’elle imaginait déjà comme étant une guerre. Allez savoir, mais ce qui était sûr, c’était l’étau qui se resserrait autour de la gorge de Léo. Elle n’allait pas tarder à vomir. Et outre les cocktails doutés ingurgités il y a à peine quelques minutes, elle savait que le profond désespoir qu’elle sentait y était pour quelque chose.

    Et Léonore avait douloureusement conscience de sa faiblesse à cet instant, et de l’emprise de la maladie de sa mère sur ses mots et ses gestes.

    Elle posa un pied sur la première marche des dortoirs, sans lâcher sa prise faible autour du poignet de Joshua. Elle se pencha en avant, lui baisa la joue et murmura à son oreille ces mots qu’on ne dit pas assez souvent, que Léo, à plus forte raison, ne prononçait jamais, sauf lorsqu’elle sentait le monde s’effondrer autour d’elle et devenir fou, laid, et répugnant.


    « Je t’adore, tu sais. »

    Et simplement, sans attendre une réponse, elle monta les marches jusqu’à son dortoir, d’un pas chavirant et imprécis qu’on aurait facilement associé à l’alcool mais qu’elle, elle savait être du à une combinaison plus triste que cela.

    C’était son fardeau, en quelque sorte. Mais aussi sa fierté.



    [HJ: Voilà, ça met un peu fin à notre topic je pense, mais je serais heureuse si tu réponds, évidement ^^ C'est court et je ne sais pas si tu vas aimer. J'espère que oui ^^ C'est le premier cas où je fais vraiment se sentir mal Léo ... J'espère que ce n'était pas trop bancal et que ça t'aura plus. Et ... à charge de revange pour un autre sujet, plus tard !! Wink]


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A la chaleur de nos retrouvailles [Léo]
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