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Le bien règne en maître sur le monde magique... Mais pour combien de temps encore?
 
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 Gabriel C. Farell [Terminé]

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Gabriel C. Farell
6ème année Serdaigle
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MessageSujet: Gabriel C. Farell [Terminé]   Ven 4 Jan - 4:01

Extrait du Journal Intime de Gabriel,

Les femmes sont des traînées. Chacun de leurs actes, même les plus insignifiants sont intéressés, réfléchis, calculés. Elles puent l’hypocrisie et le mensonge. Leurs proches ne sont que des jouets, pantins façonnés à leur guise qu’elles utilisent afin qu’ils exécutent le moindre de leurs désirs et de leurs caprices. Machiavéliques, elles aiment passer pour des adorables petits êtres chétifs sans défense. En réalité, c’est un cœur de glace qui habite leur poitrine, un cœur bien insensible qui ne connaît ni la pureté des sentiments les plus vrais ni l’importance des valeurs essentielles. Oui, elles sont totalement ignorantes à ce sujet, mais elles maîtrisent parfaitement l’art sournois de la manipulation et des fines ruses. Elles en usent et en abusent. Elles sont démoniaques. Peu importe les conséquences, elles répandent le mal autour d’elles, sans scrupules, sans remords et sans regrets, intéressées exclusivement par la chose qu‘elles convoitent. Souvent superficielle et matérielle. L’argent, la popularité, la beauté. Navrant. Que de choses futiles qui émerveillent leur pauvre cervelle vide, dénuée de toute once d’intelligence. Inintéressantes, stupides et égoïstes, plus le temps passait, plus je les méprisai. Pourtant, je ne me montre pas agressif avec elles au premier abord. Malgré le dégoût qu’elles m’inspire, je m’efforce de paraître un minimum sociable.

Parce que je sais que, que je le veuille ou non, les femmes seront toujours présentes dans ma vie. Mon avenir professionnel, familial me contraindront toujours à les côtoyer. Quoi que je fasse, ou que je sois, toujours elles me hanteront, pourquoi s’épuiser à fuir l’inévitable? Je me contente donc de les ignorer, l’indifférence est le meilleur des mépris, c’est notoire non ? Je serai stupide, vil et abject si je consacrais mon temps à les rabaisser, les humilier ou les insulter. Les sarcasmes et la méchanceté gratuite, à quoi bon ? Ce n’est pas moi. Je ne suis pas ainsi. Elles m’exècrent, c’est vrai, mais je ne pourrai leur faire du mal, ce n’est pas dans ma nature, tout simplement.

Je les ai pourtant aimé, les femmes, tu sais, et je ne l’oublie pas. Mais j’en ai tellement souffert que j’en suis blasé, écoeuré de ces êtres qui jamais ne m’ont rendu l’amour que je ne demandais qu’à leur offrir. Elles m’ont fait tant de mal, si tu savais…Par Merlin, je jure que plus une seule d’entre elle n’obtiendra ma confiance, car toujours elles finissent par la trahir, un jour ou l’autre. La sincérité, elles ne connaissent pas. Toujours elles m’ont abandonnées, à des époques ou j’étais fragile et vulnérable. Il y’a d’abord eu Maman. Elle nous a quittés, moi et Papa, alors que je n’avais que six ans. Pourquoi ? Pour un homme. Mais qu’avait-il de plus que nous, pourquoi valait-il la peine qu’elle délaisse son fils et son époux ? Pour l’argent. Riche notable Moldu -comme mes parents dont aucune goutte de sang Sorcier ne coule dans leurs veines-, le semeur de trouble eut vite fait de séduire Maman à coups de cadeaux luxueux, de virées paradisiaques et cette imbécile s’est laissée berner.

Papa a eut encore plus mal que moi, je crois. Si moi j’ai versé beaucoup de larmes, lui s’est renfermé dans un lourd silence, preuve irréfutable d’une douleur bien au dessus des pleurs, d’une déception qu’il n’est jamais totalement parvenu à accepter. Alors je l’ai soutenu du mieux que je pouvais, mais c’était dur, parfois. Je parlais, il ne répondait pas. En quête de réconfort, je me blottissais dans ses bras, il ne réagissait pas. Et ce stoïcisme, cette immobilité, vois-tu, est la plus troublante preuve de souffrance chez un homme. Il me faisait tellement de peine, tu sais. C’est à partir de ce moment là que j’ai commencé à haïr Maman. Une poule de luxe, une catin sans scrupules qui a brisé la vie de Papa. Il l’aimait plus que tout au monde. Il lui a fallut une éternité pour se remettre de cette déchirante et soudaine rupture alors qu’il n’a fallut qu’une seconde à cette mijaurée pour tirer un trait sur ce qu’elle disait être la plus belle histoire d’amour de sa vie et sur moi, son fils, sa chair, son sang.

Et ma sœur. J’ai failli l’oublier celle là. Elle ne vaut pas mieux que Maman. Une droguée, prête à tout pour avoir sa dose, même à voler Papa qui avait déjà tant de difficultés à nous faire vivre. Car oui, nous ne sommes pas riches, loin de là. Même si on avaient souvent du mal à joindre les deux bouts, Papa faisait tout pour que jamais, on ne manque de rien. De dix ans mon aînée, à seize ans à peine, Camille était ce que les Moldus appellent une toxicomane. Elle était devenue dépendante à une drogue dure très néfaste, l’héroïne, je crois. Elle devenait étrange, je ne la reconnaissais même plus, elle me faisait peur. Son teint était cadavérique, des marques oscillant entre le noir et le violacé cernaient ses yeux, bien qu’elle passait des journées entières à dormir. Elle maigrissait à vue d’œil, et je me rappelle que souvent elle se disputait violemment avec Papa. Elle voulait de l’argent,devenait mythomane, méchante, prête à tout pour acquérir de quoi lui fournir la dose de ce poison à s’injecter dans les veines. Papa refusait. S’ensuivaient des altercations, des cris, des larmes, des protestations, des injures horribles.

Notre vie, qui déjà n’était pas rose depuis le prompt départ de Maman, tourna littéralement au cauchemar. La peur d’une crise nous hantaient, dans chacun des gestes qu’elle faisait, elle semblait manigancer un mauvais coup. Un jour, je suis entré dans la salle de bain sans frapper. Elle avait ôté son tee-shirt. Alors la vision m’a horrifié. J’ai vu ses bras si frêles recouverts de cicatrices rougeâtres de piqûres, j’ai vu la peau blême de son ventre étirée sur ses côtes. Elle était si maigre. Frappé de stupeur et d’effroi, j’étais resté ainsi, prostré dans l’embrasure de la porte, avant que mon aînée, agacée, ne me chasse violemment avant de s’enfermer à clé.

Lorsqu’elle a atterri à l’hôpital pour overdose, je fus abattu. Car, malgré l’Enfer qu’elle nous faisait vivre, je l’aimais, mine de rien, ma grande sœur et je ne voulais pas qu’elle meure. Alors j’ai rassemblé mes maigres économies et je suis parti lui acheter du chocolat. Ça avait été jadis son pêché mignon, elle serait sûrement heureuse et en plus, il parait que le chocolat stimule les hormones du bonheur. On est arrivés dans la pièce aux murs immaculés, nus de toute décoration, et elle était là, étendue, inerte, le visage inexpressif, les bras pleins de perfusions. Je lui ai tendu mon cadeau que j’avais pris soin de faire emballer d’un beau papier rose pastel par la Marchande, tout fier de lui déclarer que je l’avais acheté avec mes sous. Dans un effort titanesque pour ses muscles ankylosés, elle a tendu la main, et n’a été capable que de m’ébouriffer légèrement ma chevelure châtaigne pour me remercier. En sortant, de grosses larmes s’écrasaient sur mes joues tandis que Papa me donnait la main, me laissant écouler ma peine sans un mot.

Après cet épisode tragique, elle avait enfin décidé de se soigner. Elle était partie en convalescence dans un centre spécialisé dans les « cures de désintoxication ». Papa avait retrouvé espoir, et moi je la croyais sur la voie de la guérison. Mais un jour, elle a fugué. Et elle a replongé. Pauvre Papa, cette nouvelle l’a achevé, tous ses espoirs se sont lamentablement écroulés, durant cette période de deux ans, il semblait en avoir vieilli de dix. J’ai essayé de ne pas lui en vouloir, mais elle m’a déçue, elle m’a tellement déçue elle aussi…


Dernière édition par le Ven 4 Jan - 23:27, édité 1 fois
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Gabriel C. Farell
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MessageSujet: Re: Gabriel C. Farell [Terminé]   Ven 4 Jan - 23:22

Gabriel s’apprêtait à entamer sa Sixième Année à Poudlard. Déjà six ans qu’il avait découvert ses aptitudes magiques, six ans qu’il passait sa scolarité au sein de la plus prestigieuse École de Sorcellerie au Monde. Élève studieux et appliqué, les Professeurs ne pouvaient lui reprocher qu’une absence totale de participation due à une timidité excessive. Au fond de la classe, discret mais attentif, sa présence n’était trahie que par le grattement de sa plume sur ses cahiers. Distraire un cours, c’était sacrilège. Alors, pendant de longues heures de concentration extrême, le cerveau de Gabriel assimilait la masse imposante d’informations, de leçons et de théories, pour ensuite les ancrer au plus profond de sa mémoire.

En quatrième année, il était même tombé amoureux. Une jeune fille de Poufsouffle, Lycoria. Elle était belle, elle était simple, elle était douce, ou du moins le paraissait. Gabriel avait été subjugué par l’émeraude de ses yeux, par son air faussement angélique et par son visage d’albâtre aux traits finement ciselés. Elle était la seule, excepté Josh, son meilleur ami depuis sa Première Année, à qui il se confiait. Il lui avait ouvert son cœur, il s’était dévoilé. Et elle, elle avait trompé sa confiance, bafoué son amour. Beaucoup de rumeurs peu reluisantes circulaient sur la jolie Poufsouffle. L’amour rend aveugle, disait-on, et Gabriel niait en bloc toutes les accusations concernant la jeune fille que ses camarades lui relataient. Pas elle, c’était impossible. Il a fallut que la vérité éclate sous ses yeux pour qu’enfin, il y croit. Dans les bras d’un autre. Elle. Comment avait-elle pu ?

Déjà secret et réservé, après ce déchirant épisode, Gabriel se referma comme une huître. Mais cette période fut également une révélation. Dégoûté des femmes, il apprit à apprécier les courbes sculptées d’un corps masculin, cette douceur vraie et franche qu’ils dissimulent sous une carapace d’acier. Alors Josh, son ami, son confident, lui apparut sous un autre jour, comme quelque un de beau, d’attirant, de désirable. Et Gabriel se surprit à l’aimer. Seule sa présence suffisait à le combler, seuls ses mots parvenaient à l’apaiser. Jouer au meilleur ami, tenter d’ignorer ses sentiments en sa présence c’était dur, presque intenable. Aimer à sens unique était la pire chose qui puisse arriver. Mais il supportait, parce qu’être considéré comme un simple ami lui crevait peut-être le cœur, mais se priver de sa compagnie était tout simplement inimaginable. Alors il taisait sa douleur et subissait en silence les coups de poignard que Josh lui envoyait inconsciemment, ignorant la réalité.

Un jour, Josh a eu un petit ami. La capacité de préserver secrètement au creux de son âme l’amour que Gabriel portait à son complice se trouva mis à rude épreuve. Il a très mal réagit, et de façon très inattendue pour un jeune homme d’un naturel calme et serein. Il a pesté, maudit, insulté le jeune amant de Josh gratuitement, par une jalousie pure portée à son paroxysme, lui pourtant si gentil. Josh n’avait pas comprit. Était-ce si peu imaginable qu’un ami de longue date tombe amoureux ? Toujours est-il que le coup fut rude pour Gabriel qui encaissa douloureusement le choc. Lui qui se plaisait tant à Poudlard, cette période fut si infernale, si cauchemardesque que souvent, en pleurs dans son dortoir, l’idée de s’enfuir lui avait traversé l’esprit. Il cherchait à tout prix un moyen d’échapper au supplice qu’il subissait, il tentait de ne pas s’imaginer leurs mains entrelacées, leurs lèvres scellées et les tendres regards échangés.

Savoir que quelque un autre se voit offrir ce dont on rêve depuis si longtemps était pire que tout. Savoir ce bellâtre dans les bras de Josh, savoir qu’il s’enivre des effluves délicates de son cou et que ses mains parcourent sa peau si pure, c’était la pensée la plus atroce que l’on puisse imaginer. Mais cette relation fut brève. Gabriel cessa de ruminer toutes les idées glauques qui lui étaient passées par la tête et retrouva sa bonne humeur, assurant à Josh que cette séparation était la meilleure chose qui lui soit jamais arrivée. Depuis, Gabriel avait retrouvé le sourire mais l’idée qu’un autre homme ne lui vole de nouveau celui qu’il aime ne cessait de le hanter. Il faudrait bien lui avouer un jour ses sentiments, ils ne resteront pas enfouis dans son cœur éternellement. Mais Gabriel manquait de courage. Il avait peur. Peur de souffrir, peur d’essuyer un refus catégorique et ferme qui ne lui donnerait plus aucune raison d’espérer. Il préférait garder au fond de sa poitrine cette lueur d’espoir, même infime qu’un jour Josh lui appartiendra, et qu’il pourra, sans honte et sans pudeur, lui dévoiler l’amour sincère qu’il lui porte depuis si longtemps…

Gabriel était de ces personnes qui sont d’un romantisme exacerbé, d’une sensibilité à fleur de peau. C’était cette trop grande capacité à ressentir intensément les émotions, même les plus infimes, qui lui donnait ce côté timide, doux et vulnérable. Cela accentuait également son charme. Sa chevelure châtaigne en broussaille auréolant un visage aux traits fins et aux prunelles noisettes ne faisait qu’accentuer ce petit côté fragile et délicat. Sa musculature légèrement développée de manière à garder un corps mince et élancé ne suffisait pas à lui donner cet air de virilité que beaucoup d’adolescents de son âge arboraient. Ce qui ne l’empêchait pas d’être séduisant, bien au contraire, mais il possédait un charme tout particulier qui ne laissait pas indifférent.

Les deux mois de vacances sans Josh parurent une éternité pour Gabriel. Quand enfin il le revit, sur le Quai 9 ¾, plus beau que jamais, le châtain sentit son cœur faire des bonds dans sa poitrine. Vint ensuite une étreinte amicale. Contact des corps qui fit monter une bouffée de chaleur aux joues de Gabriel qui commençaient à s’empourprer d’un rose délicat. Il relâcha immédiatement son ami, espérant de toute son âme que sa brusquerie ne soit pas passée suspecte. Le voyage dans le train fut assez éprouvant pour le pauvre Gabriel qui luttait contre une irrésistible envie de plonger ses yeux dans l’azur des prunelles de Joshua. Il avait tout tenté, lire un livre, dormir, mais rien n’y faisait, et son interlocuteur semblait ne rien remarquer, lui relatant ses vacances avec un enthousiasme débordant.

L’année ne faisait que commencer, et elle s’annonçait déjà semée d’épreuves et d’embûches…Gabriel parviendra-il à s’en dépêtrer ? Seul l’avenir nous le dira…
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Gabriel C. Farell
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MessageSujet: Re: Gabriel C. Farell [Terminé]   Ven 4 Jan - 23:30

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Depuis quand faites-vous du RP? : Environ deux ans
Comment avez-vous connu le forum? : Je suis Lucy
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I love you !
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Le Choixpeau Magique
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MessageSujet: Re: Gabriel C. Farell [Terminé]   Sam 5 Jan - 1:04

SERDAIGLE !!
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MessageSujet: Re: Gabriel C. Farell [Terminé]   

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