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 Kazu Itagaki :: People Error [END <3]

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Kazu Itagaki
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MessageSujet: Kazu Itagaki :: People Error [END <3]   Dim 6 Jan - 14:28

Ça fait pratiquement deux mois que je n'ai rien écrit, voir plus, donc soyez indulgent si c'est nul, c'est normal.. xDD

Chapter 1 :: Agony

Extrait du journal intime de Nao-Mye, 23 décembre 2060, 21h30, Osaka - Japon
Ils sont tous pareils…Des âmes errantes, sans cœur, sans empathie. Ils agissent contre leur volonté, contre leurs valeurs, contre ce qu’ils ont de plus cher à leurs yeux. Ils opèrent parce qu’ils n’ont pas le choix, ils obéissent tout simplement aux ordres qu’ils ont reçues. Ordres qui, très bientôt, viendront détruire une autre famille, un autre espoir. Dans quelques jours, je ne pourrai plus entendre le tintement répétitif de son hochet. Je ne pourrai plus me lever en plein milieu de la nuit, impatiente, pour le serrer contre moi, lui susurrer de réconfortantes paroles pour qu’il cesse de pleurer…Dans moins d’une semaine, ils viendront et me détruiront encore plus que je ne le suis déjà. Jamais ils ne l’auront…JAMAIS!
Il me manque tellement…Je ne vois plus de la même façon. Le monde à trop tourné sans lui…Il m’a détruit, sans le vouloir. Il a emporté une partie de moi-même avec lui, dans les abysses. Jamais…JAMAIS!! Ils ne l’auront jamais…Natsuki. Mon homme, mon ange, mon cœur…Il est parti. Parti, loin, très loin. Il ne reviendra plus, que ma mère a dit. Je sais très bien que c’est faux! Il reviendra, mon ange. Il se glissera une nouvelle fois sous mes draps, doucement, lentement, silencieusement. Il prendra soin de moi. Et de son fils aussi! Je vois les murs qui bougent…Je sentirai une nouvelle fois son parfum, glisserai ma main dans sa chevelure de nuit. Natsuki, mon Natsuki…Ce nom me fait mal, je ne sais pas pourquoi.
Kazu, bel ange…Mon cœur bat pour toi maintenant. Tu lui ressembles tellement…Ne te laisse jamais marcher sur les pieds! Montre aux autres que c’est toi qui mène! Soit…la personne la plus…


Le griffonnement de la plume cessa subitement. Les signes sur le parchemin n’avaient plus de signification, écrient un peu partout, n’importe comment, dans n'importe quel sens et, surtout, dans un écrit un peu plus compliqué à comprendre. C’était la seule chose qui, pour l’instant, préoccupait la jeune demoiselle. Elle écrivait, sans cesse, insouciante, maladroite. Elle sanglotait, riait, criait, rageait. Elle finissait par déposer sa plume, se relevait pour marcher un peu. Quelques secondes de silence, puis elle sanglotait de nouveau, appuyée contre le mur de la chambre, étouffant les pleurs de son enfant. Sans lui, elle n’était plus. Elle croyait, toujours, toujours plus fort. Elle voulait, encore, toujours. Il apparaissait partout, surtout lorsqu’elle ne le souhaitait pas. Il la hantait…La jeune nippone criait, encore. Dans son berceau, le poupon sanglotait encore, toujours plus fort, poussant la plainte de l’affamé. Mais elle, elle ne comprenait pas. En fait, elle ne comprenait plus. Elle ne voulait plus comprendre…Nao-Mye se laissait glisser contre le sol, les mains contre les tempes, gémissant de douleur, douleur inventée puisqu’elle n’avait pas mal du tout. Trois mois. Natsuki avait franchi les barrières de la mort depuis maintenant trois mois. Deux mois avant la naissance de Kazu. Un drame qui avait ébranlée la totalité des Itagaki. Il avait vingt et un ans. Suicide, paraitrait-il.

Plus un bruit, mis à part les pleurs incessants du bambin. Il a peur, il veut sa mère. Il a besoin d’attention, c’est vital. Mais elle ne fait rien, elle reste effondrée sur le sol, les paumes sur les oreilles, débitant idiotement des paroles incompréhensibles. Mais à un mois, on ne comprend pas, on ne pense qu’à manger et dormir. La nippone reste sur le carrelage, haletante. Et elle sourit bêtement, se met à rire. Elle croyait, toujours, toujours plus fort. Il allait revenir, son mari. Sa bague, à son doigt, elle n’était pas là en décoration. Elle voulait, encore, toujours. Le sentir contre elle, sa chaleur contre sa peau gelée. Elle se relevait finalement, les mains dans les cheveux, perdue, déboussolée. Kazu, dans son berceau de bois, criait sans s’arrêter la même chanson. Et elle, à bout de force, s’effondrait sur son lit, parmi le parchemin et les plumes, laissant son fils pousser sa plainte, vivant pour elle-même, pour son mari, pour la vie qu’elle avait perdue et qu’elle allait perdre, encore et encore.

« Une journée! Une journée, juste une encore, je vous en pris! Laissez-le-moi!! »
25 décembre 2060. C’est Noël pour tout le monde. Pas pour Nao-Mye. Elle le savait. Ils étaient là. Ils étaient venus le chercher, lui aussi. Jamais ils ne l’auraient, JAMAIS! La sorcière pleurait, criait, mais gardait collé contre elle l’enfant qu’elle avait mit au monde. Le seul être à qui elle pouvait encore donner de l’amour, la seule personne qui l’aimait vraiment…Haha. Un enfant dépend de sa mère, il ne connaît pas encore l’affection à cet âge. L’enfant était retiré du confort pour être jeté dans les bras d’une dame âgée; elle habitait le logement du dessous. C’est elle qui avait appelé la police. Voyant que le poupon ne cessait de pleurer, elle se posait des questions…
Un cri. Puis les larmes, rapidement suivies par la colère. Délire. Nao-Mye était folle. Folle à cause de celui qu’elle aimait. Son cœur agonisait lentement. Elle n’avait plus rien…Elle n’était plus rien. La vieille s’aventurait dans la chambre, rassemblant les pauvres biens de l’enfant. Elle attrapa également le vieux journal laissé ouvert sur le lit, journal qui serait transmit au jeune garçon bien des années plus tard. Et la lettre qui se trouvait à l’intérieure changerait tout…

Chapter 2 :: Black Roses’s Orphanage - Taion

La neige venait mourir contre le carrelage de la fenêtre, beauté éphémère. Le givre se plaisait à gagner un peu plus le verre, grimpant de quelques millimètres chaque jour. Ça ne servait pourtant à rien. Il savait parfaitement que, lorsque la température se déciderait enfin à grimper, le soleil l’enverrait valser. Un soupire. Le jeune homme n’en pouvait plus de rester constamment enfermé à l’intérieur. Soit c’était la température, soit c’était parce qu’il y avait des visites. Et ça, il y en avait souvent. Kazu s’émerveillait devant les dames qui déambulaient parmi les enfants, sourire aux lèvres. Elles semblaient heureuses de venir les voir ici. Ce n’était pourtant pas agréable…Kazu le savait bien. Derrière leurs visages d’anges, la plupart des enfants étaient de véritables petites pestes. On s’amuse comme on le peut, dans un orphelinat…Cela faisait maintenant six ans que la vieille dame s’était sauvée en courant, le bambin emmitouflé caché contre sa poitrine. Cela faisait six ans qu’il errait comme un perdu dans cet endroit où, après tant d’année, il ne connaissait que la dame qui venait voir si tout allait bien; la gentille Mizumi. Renfermé sur lui-même, il ne cherchait même pas à s’ouvrir aux autres. Pour lui, c’était normal de rester dans son coin à fixer les flocons de neige qui se tuaient contre la paroi glacée.

Sans savoir pourquoi, le jeune enfant adorait l’hiver. Toute cette blancheur, ce froid qui venait le ronger jusqu’aux os. Ce sont les petits plaisirs qui nous font vivre, disait Mizumi. Alors Kazu vivait de petits plaisirs. Un morceau de chocolat reçu en cachette par son ange gardien. Recevoir la base de l’éducation, lire et écrire ( l’apprentissage est long au Japon ). Avoir le droit de suivre Mizumi un peu partout dans la bâtisse. C’était ça, pour lui, ses petits plaisirs. Avoir des droits que les autres n’avaient pas. Profiter de chaque instant, aussi futile soit-il. L’enfant retournait dans le dortoir où il devait, normalement, passer ses journées. Et tous les yeux se tournaient vers lui lorsqu’il franchissait le seuil de la porte. Murmure, rire, grognement. Les autres ne semblaient pas partager la joie que Kazu avait. L’enfant allait s’échouer sur son lit, ramenant ses jambes contre lui, les cheveux en plein dans la figure. Ainsi, personne ne le voyait…Il était invisible aux yeux des autres. Les bruits s’intensifiaient. Les autres orphelins bougeaient. Lui, il restait là, les yeux clos, à moitié endormi, à moitié éveillé. Les sons s’éloignaient, la lumière se tamisait…Kazu s’endormait, rêvant de flocons et de chocolat.

Et les enfants riaient. Et les enfants chuchotaient…S’amuser, pour eux, avait prit un sens différent de sa définition. Faire peur aux autres, ça, c’était drôle. Leur faire mal aussi, c’était amusant. Kazu ouvrit les yeux. Ce n’était plus son matelas qui se trouvait sous lui. Et se n’était pas non plus la chaleur du dortoir qui l’enveloppait. Le froid le mangeait lentement jusqu’aux os, bleuissant ses doigts, ses orteils…Ça, il le constaterait plus tard. Yeux ouverts, lumière fermée…Comment les autres jeunes avaient fait leur coup, il n’en avait aucune idée. Mais si Mizumi l’apprenait…Un coup dans les côtes, le gros Rei éclatait de rire à voir sa victime se tordre sous la douleur. Ça, c’est le signal. Le manège se met en route. Un coup. Puis un autre. Tu restes muet. Orgueil, fierté. Tu restes muet parce que si tu parles, si tu fais un son, ils continueront encore et encore. Mais la douleur te tue, elle te déchire, te cisaille de l’intérieur. Et tu cries. Parce que tu comprends finalement ce qui t’arrive. Tu cries, parce que ça fait mal...

Le silence retombait durement. Plus un mouvement, plus un bruit. Seule la respiration du nippon venait briser le temps. Saccadée, haletante, blessée…L’enfant se relevait, glissant dans la neige, perdu, perplexe. Et ils étaient où, ses tyrans? Envolés. Mizumi allait le retrouver quelques minutes après l’incident. Manège infernal, toupie diabolique. Ils voulaient, encore, toujours. Lui faire mal, lui faire comprendre qu’ils ne le voulaient pas parmi eux. Encore, toujours, faire mal sans être conscient des conséquences. Et Kazu, lui, ne répliquait pas. Il se laissait faire, soumit, innocent, idiot. Mais dans sa tête, tout était si différent…Sept ans d’enfer. Sept ans qui se terminèrent dans les bras d’une nouvelle maman. Une anglaise. On adopte souvent de loin…Kazu devait renoncer à ses plaisirs. Dire adieu à sa Mizumi. Et changer. Changer pour devenir plus fort. Arrêter de se laisser marcher sur les pieds. Montrer que c’est lui qui mène la dance, pas les autres…


Dernière édition par Kazu Itagaki le Lun 28 Avr - 15:15, édité 1 fois
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Kazu Itagaki
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MessageSujet: Re: Kazu Itagaki :: People Error [END <3]   Jeu 24 Avr - 15:16

Chapter 3 :: Guren

Vivre et laisser vivre, citation idiote qui ne veut plus rien dire. Le monde est peuplé d’êtres malsains, tous plus corrompus les uns que les autres. Tout change, les gens aussi. Et sans le savoir, le bambin avait changé. Le cerveau travaille surtout lorsque nous en sommes inconscients. Celui qui était effacé au devant de ses agresseurs avait maintenant de plus grande ambition. Rester calme, inexpressif. Le jeune garçon atteignait l’âge de sept ans que déjà, il se comportait comme une personne beaucoup plus âgée, une personne qu’il n’était pas. Un esprit rebelle dans un corps totalement docile et maniable. Parfaite petite poupée de chiffon. Parce que c’est ce qu’il était. La main dans celle de sa « nouvelle mère », l’asiatique suivait sans rechigner celle qui le conduirait dans sa nouvelle famille. Celle qui prendrait soin de lui. Celle qui viendrait le border, le soir. Aurait-il finalement droit à un semblant de vie? Jamais. Petit pantin ne sert que de décoration, une poupée de bois qui détonne parmi celles de porcelaines. Un simple bibelot qui se verra recouvert de poussière en quelques semaines. L’enfant cessait son avancée, lâchant de par le fait même la main de la dame. C’était quoi, cette maison? Maison…le terme était un peu faible face à ce qui se trouvait devant lui. Pour un enfant de son âge et de sa taille, la bâtisse semblait beaucoup plus imposante qu’elle ne l’était en réalité. La façade était à moitié ensevelie sous les plantes grimpantes, laissant passer la sombre couleur de la brique à quelques endroits. Le terrain se prolongeait vers l’arrière, lui offrant ainsi un zeste de liberté, mot dont la signification lui était totalement inconnue. Des mains vinrent l’enserrer par l’arrière, ce qui eut pour effet de le réveiller. Et de le faire crier, faisant rapidement reculer ses « agresseurs ». L’enfant courrait se nicher dans les jambes de sa nouvelle mère, qui riait. Elle le faisait exprès ?!

Alice: « Kazu, je te présente tes deux sœurs : Cherry et Eiden. »

Deux petites poupées se tenaient devant le garçon. Deux petites poupées blondes aux yeux bleus. Des répliques parfaites l’une de l’autre. L’une d’elle regardait ses pieds tandis qu’elle jouait avec ses doigts, alors que l’autre ne semblait même pas remarquer que l’attention était rivée sur elle. L’enfant ne fit que resserrer ses doigts dans le tissu, cachant son visage à la vue des deux jeunes filles. Ne pas répondre, rester impassible. De toute façon, comment répondre lorsqu’on ne parle que très peu la langue de ses parents adoptifs…La dame attrapait son enfant, qui se resserrait un peu plus contre elle, puis reprenait le chemin de la maison, bien vite suivit par les deux catins blondes. Nouvelle vie. Nouvelles connaissances. Nouvel enfer…

Quatre ans plus tard…

Le vent soufflait. Les feuilles virevoltaient dans les airs, engagées dans une danse endiablée. Tout le monde est à l’intérieur. Les tantes achalantes, les cousines hystériques, les grands-pères vicieux, ils étaient tous venus. Pour quelles raisons, l’asiatique n’en a pas la moindre idée. Mais ils étaient là, et ça l’écoeurait. Il venait tout juste d’avoir onze ans. Comme à son arrivée, il prenait ses distances. Même face à sa mère. Kazu l’animal, cheval sauvage indomptable. La liberté lui souriait enfin, pourquoi ne pas en profiter? C’est sans jeter de regard derrière lui que le jeune homme se laissa glisser de son promontoire, prenant rapidement la direction du champ. Depuis quatre ans, l’asiatique n’amenait que problèmes et conflits dans la famille. Mr. O’Connor, de nature très calme, n’avait aucun mal à se mettre en rogne devant le petit. Même chose pour madame. Dans le cas des jumelles, c’était un peu différent. Depuis son intrusion dans la famille, Eiden ne lui parlait pas, du moins très peu. Tout simplement jalouse de l’amour que lui portait Alice. Kazu s’en foutait, de toute façon. Il vivait dans son petit monde, sa petite tête pleine d’idée bizarre, de plan de vengeance, de grands brouillards. Il ne voyait que ce qu’il voulait voir, comme un cheval à qui on aurait mit des œillères. Totalement borné. L’herbe venait doucement lui effleurer les mollets. Le regard perdu dans le vague, l’enfant avançait toujours un peu plus. Puis son pas se stoppait aussi sec qu’il le put. « Kazu, attend moi! » Un corps l’enlaçait, serrant ses petites mains contre le torse du garçon. Aucune réaction. Pas même un bonjour pour sa sœur. Depuis son arrivée, le peu de docilité qui se cachait au fond de son âme avait été atteinte par elle. La petite Cherry, poupée blonde comme les blés, était un baume à son insoumission. Ces deux personnes, quoi que totalement différentes, se complétaient à merveille. Le grand et la petite, l’effronté et la timide, le sauvage et l’apprivoisée, le jouet et celle qui s’amuse avec…

Kazu: « Ils veulent me voir, c’est ça? Ils veulent encore me tourner autour, c’est pour ça que tu viens me chercher, n’est-ce pas? Devrais-je encore faire office d’animal de foire? De celui qui n’a pas sa place dans la famille? Explique moi petite sœur. Explique moi pourquoi ils ne m’accordent pas plus d’attention… »
Cherry: « Je ne venais pas te chercher…Je voulais te voir. Je m’ennuyais de toi. C’est pas amusant quand t’es pas là… »

La fillette lâchait son frère, baissant la tête vers le sol. Réaction typique de l’enfant fautif. Et encore une fois, aucune réaction. Jusqu’à ce que le nippon attire la blondinette contre lui, posant ses lèvres contre son front. À quelque part, au fond de cet être corrompu et insondable, se trouvait une parcelle de douceur, d’amour, d’humanité. Leurs yeux se rencontrèrent, les sourires naquirent. Le plus vieux ébouriffa les cheveux de sa cadette, mettant rapidement fin à cet « échange de sentiments ».

Kazu: « Viens me voir dans ma chambre, un peu plus tard. J’ai un truc à te montrer… »

Aussi froid et distant qu’à la normale. Il prenait déjà la direction de la maison, laissant la jeune fille toute seule, en plein milieu du champ. Il entrait dans la maison sans un regard pour les autres. L’oncle Andrew et la tante Anya le regardait de travers. La grand-mère lui suivait comme un chien suit son maître et, dans le recoin de la cuisine, le double de sa sœur se tenait fièrement derrière leurs parents, les yeux fixés sur lui. Un regard noir, meurtrier. Ils se détestaient, point final. L’adopté montait les marches en faisant le plus de bruit possible, juste pour énerver. Puis il claquait la porte de sa chambre avant de gravir les marches qui le menaient à celle-ci, aménagée au grenier. Plus grande que celle des jumelles, plus sombre que le sous-sol, plus silencieuse que tout, c’était un petit paradis pour un enfant comme lui. La seule fenêtre donnait sur la cour arrière. Une vue passablement jolie, mais surtout ennuyante. Le seul objet ayant un grand intérêt pour lui restait le vieux piano que ses tuteurs avaient rangé ici. « Il n’y a pas de place dans le salon pour installer cette insignifiance… », avait décrété Alice. C’est donc lui qui avait le plaisir d’en jouer. Plaisir souvent interrompu par les coups donnés sur son plancher. Cherry entra en trombe une dizaine de minutes plus tard. Poser des questions, c’est la seule chose qu’elle semblait capable de faire franchement, sans gêne.

Kazu: « Je l’ai reçue hier…Mais ne le dis pas à Alice et John. »

Il lui tendait une lettre. Une fine écriture verte marquait l’enveloppe, à son nom, à son adresse. Un morceau de parchemin jaunit pendait négligemment de son emballage. Kazu, sorcier. Depuis un temps, les parents avaient renoncés à cette idée. Les jumelles, elles allaient y aller, à Poudlard. Mais lui, jamais! Il n’était pas assez intelligent, il ne possédait pas la magie en lui. Un bâtard, voilà ce qu’il était. Voulant reprendre sa lettre, Kazu fut surprit de voir que sa sœur ne l’avait plus. En fait, il fut surprit de voir que sa sœur non plus ne se trouvait plus dans sa chambre…

Cherry: « Papa! Maman! Kazu va aller à Poudlard!!! »


Un ou deux chapitres sont à venir, ils seront beaucoup plus court...
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Kazu Itagaki
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MessageSujet: Re: Kazu Itagaki :: People Error [END <3]   Lun 28 Avr - 15:15

Chapter 4 :: Filth in the beauty

Poudlard. Un château, avec des professeurs, et des élèves. Un plafond magique qui montre le ciel, des chandelles qui flottent magiquement dans les airs. Des armures, des tableaux dont les protagonistes vous parlent et se déplacent. Pour certain, c’était l’émerveillement. Pour Kazu, le premier jour, ce fut de l’indifférence. Et après quatre années de scolarité dans cette école, c’était toujours la même chose. Le jeune adolescent n’avait donc pas vraiment changé, au désavantage de ses parents. Cherry et Eiden le suivaient. Les deux marionnettes avaient fait leur entrée deux ans après la sienne, ne se retrouvant ni dans sa maison, ni dans la même. L’une était trop timide, l’autre trop énergique. Et lui, le grand dadais de quatorze ans, il était trop taciturne. Trop sombre. Mais son intelligence, par contre, se révélait être grandiose. Petit prodige en matière de musique, bonnes notes aux cours. Peut-être la seule chose qui réjouissait vraiment ses tuteurs. Parce qu’à leurs yeux, Kazu n’était plus qu’une loque, un vulgaire bout de papier volontairement laissé tombé au sol, oublié derrière la benne à ordure. L’enfant, au début fierté de la famille, était retombé au rang de déchet humanitaire en quelques années. Un bibelot, comme tous les autres, qui décore la tablette. Qui, année après année, ne suscite plus aucun intérêt. Une breloque qui prend la poussière, sans que les autres ne s’en rendent compte. Un accessoire qui meurt un peu plus sous le poids de la saleté…Alors l’asiatique s’enfermait dans son monde. Il changeait physiquement. Ses cheveux d’un noir de jais étaient éclaircis par la couleur du blé. Ses yeux cerclés de noir attiraient beaucoup l’attention. Les bijoux s’ajoutaient rapidement, eux aussi. Les oreilles, la langue, le nombril, les lèvres…Une simple breloque qui tente, à sa manière, de se faire une image qu’il ne fuira pas. Garder la tête hors de l’eau pour ne pas s’y enfoncer encore plus, c’est le principe de la survie. Vacances de Noël. Les O’Connor retournent chez eux, comme leurs parents l’exigeaient. Si ce n’aurait été de la petite Cherry, l’asiatique aurait passé les deux semaines dans son dortoir, nez dans les bouquins, ou quelque part à errer dans l’école, perdu dans ses plans de vengeance. Mais la blondinette le forçait à venir, trouvant de bons arguments. Pour une petite de son âge, elle était perspicace. C’est pourquoi les trois élèves marchaient sur le chemin menant à leur demeure. La faible neige avait recouvert le paysage d’un doux manteau blanc, toutefois trop mince pour qu’il puisse y rester indéfiniment. Le jeune homme piqua dans une rue transversale, à l’instar des deux jumelles poursuivant leur route. Le parc, non loin, l’accueillerait bien de nouveau, après tant d’absence. De nouveau, le silence s’empara du garçon. Tap, tap, tap…Le seul bruit présent dans la tête de Kazu restait celui de ses pas tapant contre le bitume. Sa frêle silhouette, son pas lent, sa manière de tout regarder avec attention, cherchant le moindre petit détail…C’est cette facette du jeune homme qui ne revenait pas aux autres. Kazu O’Connor, absent depuis le début de l’année. Supposément dans un pensionnat. Ils avaient bien rit. Et les rumeurs avaient fusées rapidement. « L’est gay, c’est pour cette raison que ses parents le renies. » « On se demande pas pourquoi il est là alors! Il doit avoir du plaisir! » Des conneries de ce genre. Des gamineries d’enfants trop gâtés. L’asiatique laissait sa main glisser contre le mur de brique, celui délimitant l’espace du parc. Il ne les vit pas. Trop tard, ils se ruaient sur lui. L’adolescent se retrouvait plaqué contre la brique, la joue durement poussée sur le muret.

???: « Z’avez vu les gars ? Les autres mecs ont réussis à le rendre un peu moins farouche. Ce n’est pas merveilleux? Alors Kazu, t’as perdu l’usage de la voix ?! »
???: « On s’entend que d’où il revient, c’est pas vraiment utile. C’est plus « Tait toi et obéis! » *Rire* »
Kazu: « Koro shite yaru…Mirance. »
Mirance: « Ho…Le petiot se souvient de moi. Et…te souviens-tu de ceci…? »

Un coup fut porté contre ses côtes. Aucun son, aucune protestation. Un autre coup, puis un plus fort. Mirance, vieil ennemi. Il n’avait pas du tout changé. Les deux autres le lâchèrent. Puis le jeune homme fit glisser le visage de l’asiatique contre la brique, appuyant toujours un peu plus fort. Ses interventions restaient toujours marquées, d’une façon où d’une autre. Les malfrats s’enfuyaient. Kazu glissait contre le sol, la main contre la joue, les yeux pleins d’eau. Les larmes qui n’avaient pas coulées précédemment dégringolaient lentement le visage du nippon. Combien de temps resta-t-il ainsi, recroquevillé sur lui-même, personne ne le sut. Un peu moins d’une heure plus tard, lorsqu’il rentra finalement chez lui, la moitié du visage en sang, ce fut la panique… Pour une fois, depuis on ne sait combien d’année, il avait un peu d’attention de la part de sa mère.



Journal de Kazu Itagaki, 21 août 2077, Grenier de la maison familiale.
Je m’appelle Kazu Itagaki. J’aurai dix-sept ans dans quelques mois. Cela fait maintenant dix ans que je vis dans l’ombre de cette famille si parfaite. Un rebut, un bibelot oublié, une simple poupée sur qui l’on peut tirer les ficelles lorsque l’envie nous prend. Et bizarrement, elle réagie toujours. Elle obéit, aveuglement, à touts ordres qui lui est imposés. Ce temps est maintenant révolu. Les fils ont été coupés. Le marionnettiste, maintenant, ce ne sera plus eux. Je prendrai leur place, j’établirai mes propres règles. Ils verront que malgré mes allures dépravées, je ne le suis pas vraiment. Ou alors le suis-je encore plus que ce qu’ils ne pensent…






Vous, joueur IRL

Prénom : Stéphanie
Petit surnom? : La plupart des gens m’on connue comme étant Orphée.
Âge : 16ans
Depuis quand faites-vous du RP? : Depuis trois ans, mais il y a eu beaucoup de pause au travers…
Comment avez-vous connu le forum? : Au début de sa création, par un des admins il me semble.
Que pensez-vous du design? : Très bien, ça fait changement de l’ancien, et il est tout aussi beau <3
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MessageSujet: Re: Kazu Itagaki :: People Error [END <3]   Lun 28 Avr - 17:47

J'ai envie de te dire enfin xD

Très belle fiche, superbe histoire, tu n'a pas perdu ton talent Wink

Donc je pense que c'est chez Serpentard que tu souhaites aller ou je me trompes??
Dès ta réponse je te répartirais et te mettrais ton rang =)

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Kazu Itagaki
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MessageSujet: Re: Kazu Itagaki :: People Error [END <3]   Mar 29 Avr - 1:05

Mais tu peux le dire xD Moi aussi j'ai "crié" enfin xDD

Disons que ma fiche est faite un peu à l'arrache, quelques phrases ajoutées par-ci par-là lorsque j'en avais le temps^^ Mais merci :3

Serpentard me convient, en effet, même si la maison reste ma dernière prioritée ^^ Donc oui, j'aimerais bien être à Serpentard =)

Et Merci encore Seth <3
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Seth Greyback
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MessageSujet: Re: Kazu Itagaki :: People Error [END <3]   Mar 29 Avr - 13:51

Rooooh mais c'est avec plaisir mdrrr!!!

Aller cours vite RP <3

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MessageSujet: Re: Kazu Itagaki :: People Error [END <3]   

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