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Le bien règne en maître sur le monde magique... Mais pour combien de temps encore?
 
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 Nathaniel Gaël Lestrange;

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Nathaniel G. Lestrange
5ème année Serpentard
5ème année Serpentard
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Nombre de messages : 23
Age : 28
Age du personnage : 15 ans
Côté coeur : Il n'y ici que l'ombre de son reflet...
Etat d'esprit : Limite de la paranoïa
Date d'inscription : 07/01/2008

Personnage à la loupe
Amis/Ennemis: Nathaniel n'est pas un être facile d'approche, au contraire, il se complait dans son mystère et sa solitude. Ses seuls liens avec «le monde» se résume à sa soeur, qu'il serait impossible de croire qu'il feint apprécier, sa relation ambiguë avec Sélénia, sa cousine, et celle privilégier avec son Malefoy de cousin.
Citation personnelle: Le sang est une rivière peuplée de fierté, de pouvoir et d'appartenance.
Particularités: Feindre une innocence, pureté d'une feuille de riz, est sans doute la meilleure façon de s'approprier les secrets les plus sombres. Esprit froid, calculateur et machiavélique, le jeune Lestrange est à craindre.

MessageSujet: Nathaniel Gaël Lestrange;   Lun 7 Jan - 10:20

Le premier acte
Coup de théâtre
La vérité




Et parce que j'adore ne rien faire comme les autres...



    Je suis Gabriel

  • On me donne autant de surnom que mon nom puisse me le permettre

  • J'ai dix-sept ans

  • Je dirais aussi que mes premiers RP remontent à trois ans

  • Je suis un fléau ramené par Luke pour retrouver mes écrivaines préférées

  • & Je trouve que le header, en particulier, est magnifique




...Et aussi parce que parler en «je» ne peut que me plaire




J'écrirai ma fiche au cours de la semaine, demain de préférence, mais comme je préfère avoir un léger délai,
je rallonge l'échéance pour faire durer le plaisir. Souffrez, mesdemoiselles et messieurs,
et acceptez votre humble nouvel arrivant et ses manières...




Voici une introduction digne de Nathaniel
Gaël Lestrange, le Gabriel IRL est un brin plus
modeste. Entrée dans mon personnage en cours,
zone sinistrée...


Dernière édition par le Mer 16 Jan - 0:20, édité 1 fois
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Nathaniel G. Lestrange
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Personnage à la loupe
Amis/Ennemis: Nathaniel n'est pas un être facile d'approche, au contraire, il se complait dans son mystère et sa solitude. Ses seuls liens avec «le monde» se résume à sa soeur, qu'il serait impossible de croire qu'il feint apprécier, sa relation ambiguë avec Sélénia, sa cousine, et celle privilégier avec son Malefoy de cousin.
Citation personnelle: Le sang est une rivière peuplée de fierté, de pouvoir et d'appartenance.
Particularités: Feindre une innocence, pureté d'une feuille de riz, est sans doute la meilleure façon de s'approprier les secrets les plus sombres. Esprit froid, calculateur et machiavélique, le jeune Lestrange est à craindre.

MessageSujet: Re: Nathaniel Gaël Lestrange;   Mar 15 Jan - 22:50

Le deuxième acte
Maître chanteur
La découverte


I. Résurrection
Le rêve éveillé. Ce magnifique et doux présent offert par une force divine qui nous permet d'imaginer la vie comme bon nous semble. La vie selon une idylle inégalable, car on en est le seul et unique maître. Courroucé, effronté, et tout puissant. Le rêve éveillé, la manière de s'évader d'une réalité qui ne nous convient pas complètement et à laquelle on voudrait pouvoir atteindre les étoiles ne serait-ce qu'en levant la main pour en cueillir une dans sa paume. Pour que chaque étoile devienne malédiction contre ceux qui ne sont personne. Pour que chaque étoile devienne une force, pour former ensuite unité, dans un être qui se cherche encore, et qui a le monde au creux de sa main. Par son nom, par son sang, peut-être?

Le rêve éveillé, magnifique évasion par un esprit indépendant, mais pas innocent. Un esprit perturbé, mais aussi incroyablement terre-à-terre. Un esprit qui dépasse tout entendement, parce qu'aucun esprit n'est comme le sien. L'unique, le seul, Nathaniel Gaël Lestrange. Un petit garçon d'exception qui, après avoir couru jusqu'à perdre haleine, jusqu'à ce que ces genoux cèdent sous le tremblottement, jusqu'à ce qu'il s'effondre, face contre terre, et profère son seul et unique rêve éveillé. On disait que ce dernier rejeton de la nouvelle génération des Lestrange était beaucoup trop fragile, beaucoup trop réservé, beaucoup trop sensible. Il fuit ces qualificatifs qui ne lui disent rien et dont il ne comprend rien. Il rejette l'idée des larmes qui perlent aux yeux d'un petit garçon de 9 ans qui a déjà beaucoup trop vu, trop entendu, trop fait. Un tout petit garçon qui se savait promis à de grandes choses, peu importe ce que les gens en disaient. Ce garçon qui, après avoir quitté sa chambre, sa magnifique chambre, au beau milieu de la nuit, se trouvait sur la tombe d'un inconnu. Un puissant sorcier, s'il aurait bien voulu lire l'épitaphe. Cet épitaphe même qui deviendrait, plus tard, son mot d'ordre.


«Il n'y a qu'un homme pour tout remettre
en ordre et provoquer son chaos, c'est
celui qui aura la force de porter ce
monde sur ses épaules»


Il est agenouillé, face contre terre, et maudit l'être. Il maudit chaque parcelle de l'homme, de la femme, du monde. Il hurle silencieusement cette haine de ce que son âme lui fait subir, douceur inconvenante et involontaire. Il voudrait tuer, assassiner, meurtrir sans la moindre, infime, parcelle d'humanité. Alors que les garçons de son âge désirent être pompier. astronaute, lui veut être un monstre. Nathaniel sent un frisson le traverser, un frisson de froid, preuve de sa fragilité. Naître dans un corps trop faible pour son dessein le rempli d'amertume, de haine, de fureur. Cette même fureur qui le pousse à ignorer volontairement le monde qui l'entoure, noyer cette beauté qui est celle qui le réveille le matin pour laisser plus de place à la dureté de la nuit, le mystère de l'obscurité, la force de l'ombre. Le garçon relève la tête, sentant dans sa bouche le goût âcre du sang et celui boueux de la terre. Le petit envi cet être putride qui repose sous la tête, froid, glacial, sans la moindre émotion. Cet être qui, sous son drap de tête, regarde de haut la faiblesse des hommes, la fragilité des êtres sans dessein qui pullulent sur cette contrée et sur toutes les autres, nourissant la planète de leur faiblesse, de leur crainte, de leur peur.

Lui a peur de vivre, lui craint la douceur et la gentilesse, lui il ne connait que le respect, le sang et le pouvoir. C'est d'ailleurs les trois mots d'ordre d'un gamin qui n'est pas encore en âge d'aller seul où bon lui semble. Nathaniel aimerait par-dessus tout arracher cette douceur, arracher cette fragilité, arracher ces larmes qui coulent sur ses joux de marbre. Il frappe violemment le sol de ses deux poings, criant tout son désarroi dans la force du silence. Il hurle, se débat de cette humanité qui lui fait horreur. Qu'elle se détache de lui et qu'elle crève. Il n'a que faire du craquement sinistre lorsque ses poings atteignent le sol à l'unisson, et ferma les yeux de rage. Il jura de vendre son âme au Diable pour devenir cet homme qu'il attend de lui. Il promet d'émettre les pires plaies s'il réussit à devenir ce que son être doit être dans le futur. Il jure, il implore, cette puissance divine et ces corps destitués et insensibles, de lui donner la force de faire mourrir son âme dans son cocon, pour oublier même la notion des «émotions»...



II. Renaissance
Lorsque le petit se réveilla le lendemain matin, dans son lit, sous ses édredons de plume, il ne fut plus jamais le même. On lui posa mille et unes question, mais sans recevoir en guise de réponse autre chose que son sourire mystérieux, énigmatique, envoûtant. Dès lors, il se dessina lui même, au fusain, tel qu'il se l'était toujours apparu, et dont il se devait d'être. Plus froid que la banquise, un caractère plus impétueux qu'un volcan. Tyrannique, cruel, vil, manipulateur, sarcastique, ambitieux, violent, puissant et arrogant, fier ainsi que posséder par une détermination quasi-inhumaine. Il se voyait également, dans un terrain plus neutre, mystèrieux, envié et jalousé pour ce qu'on lui connaissait, secret, asociable, et pourvu d'un regard froid qui inspirerait le respect. Nathaniel se referma dès lors, préférant la compagnie des bouquins de magie et de son cahier à dessin, qui ne le quitte jamais et qu'il n'ouvre qu'à de rares, très rares, occasions à des êtres vivants. On attendait tant de ce petit homme qu'on ne vu pas immédiatement qu'il avait dépassé toute attente de la part de sa famille, et il n'y avait que Luke pour remarquer les changements vivifiants chez son cadet.

S'enfermant dans un mur de silence, de quiétude et de tranquilité, Nathaniel se refermait aux autres pour s'ouvrir à des choses beaucoup plus intéressantes. Les connaissances, le savoir, la merveilleuse arme que signifie cet acquis. Il passait des jours à lire, lire et relire encore. Il en oubliait sans peine de manger, de dormir, de boire. À quoi bon céder à des désirs si basiques alors qu'il y a tellement plus à voir, à comprendre, à connaître, pleins de choses à observer, à analyser, de quoi peupler une vie d'homme. Cependant, l'héritier Lestrange n'était pas n'importe quel garçon. Il se mit à dévorer ouvrage sur ouvrage, grimoire sur grimoire. En une année, où il n'adressa la parole qu'au stricte nécessaire, il vida de sa connaissance tous les livres digne d'intérêt de son manoir. Il avait dix ans, dix petites années, et possédait en lui le savoir de siècles et de siècles. Un esprit vieux dans un corps vif. Nathaniel songeait souvent, de plus en plus souvent, à ce qu'il deviendrait, ce qu'il inspirerait -crainte et respect-, ce qu'il attendait de ce monde offert à lui comme un terrain de jeu. Il ne pouvait contenir son excitation de commencer à explorer le monde, pour mieux, un jour, le tenir au creux de sa paume. Une infime partie de l'univers qui l'entourait, qui l'enchantait, réchauffait son apparente froideur par la chaleur qu'il s'emparerait sans remords, sans regret. Tout ce qu'il pourrait, tout ce qui serait à sa portée, il en prendrait possession, propriétaire ou pas, pour devenir encore plus puissant.

Son arme favorite serait les mots, cruels, coupants, plus douloureux que les poings. Indélébile quand les coupures, les bleus, les fractures étaient si éphémères. C'est au coeur que Nathaniel atteindrait, à tout coup, sa cible. C'est à tout coup qu'il pourrait sentir la respiration coupée par la violence de ses paroles, par la sauvagerie de ses phrases qu'il assassinerait un âme au coeur d'un être qui ne présente rien de blessé. Il laisserait sous ceux qui croiseraient son chemin bien plus que des blessures profondes, il leur tailladerait l'âme sans limite, sans conscience, sans la moindre considération. C'est avec plaisir qu'il se voyait détruire quelqu'un d'une seule réplique, une seule suffisait pour atteindre sa cible. En attendant, il mettrait sa technique au point, là où personne ne s'était jamais rendu, pour se rendre invulnérable, un monstre comme on en a jamais vu. Un monstre par son âme, et non de nature. Il serait dénaturé, sauvage, il serait l'homme le plus vil et l'être le plus destructeur.

Rien de moins.
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Nathaniel G. Lestrange
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Citation personnelle: Le sang est une rivière peuplée de fierté, de pouvoir et d'appartenance.
Particularités: Feindre une innocence, pureté d'une feuille de riz, est sans doute la meilleure façon de s'approprier les secrets les plus sombres. Esprit froid, calculateur et machiavélique, le jeune Lestrange est à craindre.

MessageSujet: Re: Nathaniel Gaël Lestrange;   Mer 16 Jan - 0:17

Le troisième acte
Baron sanglant
La soif


I. Le Commencement
11 ans. L'âge fatidique, l'âge ingrat. Le jeune homme allait entrer à Poudlard. Il savait sur le bout des doigts ce que cela signifiait. Nathaniel apprendrait là-bas une magie concrète, réelle, puissante. Plus encore qu'il ne l'avait imaginé, plus qu'il l'avait rêvé, elle serait la douce maîtresse qui, chaque jour et nuit après nuit, le hanterait, lui offrirait tout ce qu'il désirait, et davantage encore. Une maîtresse fidèle qui ne se lasserait plus de son maître, son tyrannique et cruel maître, dont les cheveux noir corbeau en bataille et son regard bleu, perçant, froid et provoquant dont il s'en inspirerait comme une muse, un instrument pour faire durer le plaisir, réaliser ses rêves, étendre ses sombres desseins. Il en userait abusivement, appréciant ce pouvoir entre ses doigts. Cette muse, et cette amie qui n'appartiendrait et n'obéirait qu'à lui. Désir impromptu, fantasme farfelu. Ce fut sans surprise que, comme tous ses prédesseurs, Nathaniel rejoint la Maison de ses ancêtres. Sa seule réaction fut un fin sourire condescendant aussitôt que le Choixpeau atterit sur sa tête, et n'eut qu'à crier comme par crainte de trop connaître ce petit être perturbé et malsain, criant rapidement où il pourrait, désormais, voler les connaissances, se les approprier pour les retourner à son avantage, peut-être contre leurs auteurs, qui sait?

Il n'attendait que ses premiers balbutiements magiques pour commencer à véritablement assimiler de nouvelles connaissances. Pourquoi suivre le rythme incroyablement lent des cours offerts par les professeurs quand un si grand bassin de connaissances l'attendait, tout près, dormant au creux de la plus grande bibliothèque qu'il eut la chance de voir de sa vie. Le grand amour de cette dernière, probablement. Nathaniel inspirait déjà certains de ses condisciples une certaine crainte, mêlée avec la peur et le respect. C'est qu'à onze ans, il ne prononçait jamais des mots inutiles, irréfléchis, et conservait les mots pour des occasions spéciales, comme si en offrir à des gens ne méritant pas sa considération serait comme leur manquer de respect. L'héritier ne discutait réellement qu'avec sa soeur, dans la même Maison que lui, Luke, à l'occasion, et ne s'était lié qu'avec une ou deux personnes depuis son arrivée. Les bandes s'étaient déjà formés, et Nathaniel s'était bien retenu de se proposer. Quand on veut, on vient chercher.

L'année suivi son cours, et Nathaniel surclassait largement le moindre de ses condisciples. On le voyait rarement hors des cours, ayant trouvé Merlin sait quel lieu pour lui offrir son hospitalité. C'était effectivement le cas, et ce lieu lui procurait plus de satisfaction que le moindre autre endroit dans l'immense Château. Une pièce à sa Demande, à son image. Dans le secret gardé jalousement de cet endroit, que sa cousine Sélénia, d'un an plus âgé que lui, lui avait révélé. Depuis, il était rare de le croiser ailleurs, on ne le voyait que le matin, très tôt, dans la Grande Salle. Le reste du temps, c'est dans un fauteuil d'un confort immense qu'il restait, encerclé par une douce chaleur diffusée par des chandeliers, une dizaine, dans les racoins de la salle, un immense miroir qui trônait tout près d'une bibliothèque en bois de cerisier, d'une pièce savamment décoré, des lignes épurées, délicieuses, aussi délicates et tape-à-l'oeil à la fois qui allaient parfaitement avec l'être étrange qui, ses yeux océans mi-clos, paressait à côté d'un grimoire dépassant largement le niveau de compréhension des premiers années, mais Nathaniel Lestrange n'était pas comme n'importe qui. Il n'était pas n'importe qui. Non, il était beaucoup mieux.


II. Poursuite
Vaut mieux un coeur mort qu'un coeur bienveillant. C'est sans doute quelque chose que Nathaniel a compris très tôt. On ignore ce qu'est la souffrance de soi si on a coeur qui ne connait que celle des autres. Nathaniel a bel et bien suivi ce dictat à la lettre, car ses relations avec les autres sont distants, irréelles, puisqu'il ne désire que trouver chez les autres de quoi s'en régaler. Un vampire qui tire le bon des gens pour ne laisser que désert et malheur derrière lui. Un vampire qui s'abreuve de connaissances, de moeurs, de qualités. Une relation à sens unique n'a pas de sens pour le jeune homme, pas plus que pour ceux qui s'attachent désespérément à lui comme à une bouée de sauvetage. Une bouée percée, sans coeur, laissant noyer les pauvres êtres qui s'y accrochent. En troisième année, le charme froid et hautain du jeune homme semble avoir pris du pouvoir, de l'expansion, car non seulement il sait désormais user des mots pour atteindre ses fins qu'il a désormais le physique pour l'y aider. La physiologie des Lestrange, une beauté froide, lointaine, arrogante. Sa beauté qui nargue la chaleur, la lumière et le soleil, préférant se vouer au froid, à l'ombre et à la nuit. Ce garçon hier fragile grandit en un grand jeune homme dont il est difficile de passer à côté sans remarquer la finesse de ses traits.

Le jeune homme avait, contrairement à la pièce où, près de deux ans plus tard, il fréquentait encore assiduiement, un charme froid et hautain. Une beauté qui semble si lointaine qu’on craint de la voir disparaître sous un battement de cil, et il était plus fort pour quiconque de retarder le plus longtemps possible le clignement de la paupière pour ne pas voir cette outrageuse beauté qui était sienne. Une chevelure longue, mais propre, laissait présager vaguement son obsession qui était sienne. Une obsession très compréhensive, quand on s’est déjà un jour retrouvé en sa présence. Une obsession de son être tout entier. De grands yeux clairs et limpides, à la fois volage et posé, d’un bleu - gris acier, parlait de la tempête qui régnait en son être. Autant sa beauté était froide que son tempérament était, aux dires de tous, bouillant. Ce n’était que justice, n’enseignons-nous pas à la jeunesse que la perfection n’existe pas? Des traits aquilins, aristocrates, et des lèvres fines terminant ce visage de marbre. De l’angle où elle était, elle pouvait même voir Dorian se pincer les lèvres. Était-ce humainement possible qu’un être pareil possède une manie aussi basique. Cela ne le rendait que plus intéressant. Un jeune homme aussi froid que l’abîme, et pourtant plus impétueux qu’un volcan. N’y a-t-il pas plus grand plaisir que de voir prendre forme un mot dont on ne pouvait qu’imaginer le sens. Beauté.

Une apparence sans défaut et une intelligence démoniaque, de quoi créer l'être supérieur. Arrogance, fierté et provocation. Il n'était plus que cela, en quatrième année, et on lui rendait bien les regards intrigués, curieux, noirs et envieux, des êtres qui ne comprenaient pas le jeune Lestrange. Sans s'être battu pour l'obtenir, ni même avoir user de son influence pour y accéder, Nathaniel se fit une place dans l'élite de sa Maison, non seulement à cause de son appelation de Lestrange, mais bien comme étant un être à part, d'intérêt, d'importance, au sein de ses compagnons. Bien entendu, être le cousin de son impétueux Raphaël Malefoy, avec lequel il jouait constamment à qui est le meilleur, le plus fort, le plus puissant, comme les jeunes personnes qu'ils sont, formant un duo si mal assorti et à la fois si complémentaire qu'on ne pouvait détacher les yeux d'eux quand, ensemble, il faisait des leurs. Sans doute les plus machiavéliques garçons, les plus charmants aussi, depuis leurs ancêtres, Nathaniel savait comment trouver un juste milieu entre leur naturelle rivalité et une amitié étrange, à la limite de la haine, vu leurs personnalités se rapprochant sur certains points et cette tendance singulière à toujours être supérieurs eux autres.

Tisser des liens dans la haine, dans le désir, dans l'attirance. En un seul mot: Sélénia. Sa cousine, sans doute sa version féminine, avec quelques infimes différences. Elle, beauté cruelle, glaciale, imprévisible, dangereuse. Une rose où il adorait se piquer, saigner pour s'en approcher n'avait aucune espèce d'importance, et il voyait en elle la perfection incarnée. Évidemment, cela, il le gardait pour lui, mais son respect indéfectible et sa fidélité à leur amitié ambigüe prouvait très certainement qu'il avait une considération spéciale pour une personne tout aussi spéciale. Ambiguïté ayant atteint son comble quand cette dernière l'avait entraîné dans le seul péché qu'il n'avait sans doute pas encore explorer. Le péché de la chair, et tous ses petits à côtés...


III. Apogée
Le jeune homme joue avec une plume, délicate, bordée d'un filin d'or. Nathaniel pose son regard sur les gens qui l'entoure comme s'ils n'étaient que des pions, des objets. Ses pions, ses objets. Ces petits jouets que l'on oublie après s'en être amusé une journée, parfois deux, qui deviennent moins que rien par la suite. Il les jugeait tous, tous autant qu'ils sont, indigne de son attention, de son intérêt. Son arrogance a atteint des sommets depuis qu'il est revenu, cet été, après avoir fait Merlin sait quoi, on ajoute cette fois si une maturité nouvelle au tableau des raisons de le craindre. Un sourire provocateur s'étala sur ses lèvres quand il croisa le regard d'une des élèves de sa classe. Ce regard ne se soutint pas longtemps, car c'est dans l'ombre que l'on l'observe, car la lumière le fait craindre. Dans son dos, on le maudit et on l'adule. En face, on le craint, et il adore ça. Le cours avance peu à peu, trop lentement. Il n'attend que le moment où il pourra passer outre ces cours ridicules et où on lui enseignera ce qu'est la vraie magie. Celle dangereuse, celle que peu de sorciers tentent de maîtriser, car elle en tue plus que ceux qui réussisent à la maîtriser, à la dompter. Il en rêve, il en est obnubilé. Cette proximité de la mort, du danger et de la connaissance. Ses doigts frissonnent sous cette tension pure et dure que sa confiance qui s'aiguise à chaque jour où il s'éveille, où il assoit son règne sur cette école.

Il joue, et il s'amuse. C'est tout ce qu'il fait, et c'est tout ce qui lui plait. Il se joue des gens, des professeurs, des élèves et, surtout, des filles. Son charme hautain, son franc parler cassant et sa méchanceté fait tombé certaines demoiselles. Nathaniel est indomptable, indompté, sauvage. Rien ni personne ne l'a jamais atteint, comme il l'avait jurer, un jour, sur la tombe d'un grand homme. Il est intouchable, et c'est ce qui le rend si attrayant, si intéressant. C'est quelque chose dont il ne parviendrait jamias à se lasser, l'attention dont il est octroyé. On observe, sans jamais réussir à comprendre qui est le phénomène Nathaniel Lestrange. Beaucoup ont tentés, mais personne n'y est encore arrivés...

Serez-vous cette personne, ou comme toutes les autres, échouerez-vous?
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Le Choixpeau Magique
Le Grand Répartisseur Tout Puissant
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MessageSujet: Re: Nathaniel Gaël Lestrange;   Mer 16 Jan - 16:58

Si cette merveille n'est "pas vraiment fameuse", je n'ose imaginer tes RP par la suite ! I love you I love you I love you I love you

C'est tout simplement magnifique, ca devrait être interdit d'écrire aussi bien.^^

C'est sans grande surprise que je te répartis donc à ;


SERPENTARD !!

Très bon jeu ! Wink
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MessageSujet: Re: Nathaniel Gaël Lestrange;   

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Nathaniel Gaël Lestrange;
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